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mercredi 9 mai 2007

"Comme la corde soutient le pendu..."

Fille de militaire, Ségolène ambitionnait plus certainement de restaurer l'empire que le socialisme. Car l'empereur, si je me souviens bien ne s'embarrassait pas longtemps des plumes ingrates....

Prenez Raphaëlle Bacqué par exemple. Il y a quelques jours encore sur un plateau Tv, elle se gargarisait du pragmatisme de Ségolène Royal, gageant peut-être d'une interview exclusive d'après-élection pour son torchon qui avait si bien soutenu sa candidature, et vu en elle j'imagine le renouveau de la gauche social-démocrate. Outre les fleurs de la responsable du service politique, Le Monde avait même donné dans l'appel à la pensée binaire au bipartisme rénové face au danger (?) Bayrou, via JM Colombani.

Mais voilà, la candidate socialiste a du faire cette promesse à 50 canards, crime de lèse-majesté s'il en est pour le journal marathonien de la pensée conforme. Ajoutez à cela probablement un certain nombre d'interviews annulées à la dernière minute, et voilà le ressentiment qui couvait chez les anciens amis d'Edwy. En plus, DSK doit compter un paquet de courtisans dans la rédaction.

Au final, Mme Royal se trouve gravement attaquée par son ancienne thuriféraire qui évoque une dispute conjuguale et la présumée infidélité de François comme probable origine de la candidature . "Si tu vas chercher Jospin pour me faire barrage, tu ne reverras jamais tes enfants". Elle balance au passage Julien Dray comme son grand cafteur. En même temps de la part de cet as de l'entrisme, tout est peut-être possible.

Dieu sait si je n'estime pas beaucoup cette femme, mais j'avoue que devant autant de bassesse et de sens aigü de la trahison de la part de ses "amis", j'éprouve presque de l'indulgence. Comment pouvait-elle gagner avec de tels soutiens ? "Tu quoque...". Et un mépris non feint devant toute cette misère morale et cette violence verbale étalée par la gauche bien pensante ravagée par une "étrange défaite". La lecture de Marc Bloch ne serait d'ailleurs pas vaine tant ils pourraient y puiser dignité et lucidité. Sous d'autres régimes en d'autre temps, un député monarchiste, ou même socialiste, aurait très bien pu exiger un duel matinal. Un peu de tenue ! Pour l'heure, François n'a fait que porter plainte. Pas aisé de trouver des temoins de qualité parmi tant d'amis faut dire !

vendredi 4 mai 2007

Ségolène Royal: Claude Allegre en remet une Couche et les Amis de DSK Lachent Leur Candidate



Je n'ai jamais caché mon admiration ainsi que mon plus grand respect que je porte à l'égard de Claude Allegre.


Ces dernières semaines, de nombreuses personnalités de gauche se sont ralliées à Nicolas Sarkozy. Un ami proche, qui m'a expressément demandé de ne pas le citer, membre de l'aile strausskanienne du P.S, ne me confiait-il pas hier soir qu'il voterait Nicolas Sarkozy dimanche prochain et qu'il réfléchissait à une éventuelle adhésion au Parti Démocrate de François Bayrou. Toujours dans le camp de DSK, on a pu voir ce matin sur Canal Plus, un Jean Christophe Cambadélis bien embarrassé, pour ne pas dire abattu. Les langues se délient doucement, chez les commentateurs, les politologues et les directeurs d'instituts de sondage.


Et comble du comble: dans ces derniers jours de campagne qui, pour certains éléphants du P.S, s'apparentent plus à un long calvaire insoutenable qu'à une véritable sinécure, l'ancien Ministre de tutelle de Ségolène Royal en remet une couche, dans le souci, dit-il, de rétablir la vérité sur les allégations de la candidate eu égard aux solutions qu'elle aurait apportées aux problèmes de l'intégration scolaire des enfants handicapés.


Nous ne sommes pas loin d'assister au naufrage épique, consternant et cependant tout à fait prévisible de la galère socialiste. A deux jours du scrutin, l'issue de ces Présidentielles ne fait guère aucun doute. Seul le score respectif des deux candidats revet encore une importance significative. Plus grand sera le score de Nicolas Sarkozy, plus forte sera sa légitimité. Et Dieu sait qu'il en aura besoin pour mener à bien les réformes dont le pays a le plus grand besoin. Mais le score de Nicolas Sarkozy sera aussi l'anémomètre de la campagne législative qui commencera alors officiellement. 55% et le paysan béarnais ainsi que tout ses comiques troupiers auront bien du soucis à se faire, surtout si les premières semaines du mandat de Sarkozy démarrent sur un rythme endiablé. Ce qui est plus que probable.


L'écart entre nos deux protagonistes risque donc d'etre considérable, pour ne pas dire abyssal. Et si Nicolas Sarkozy parvenait à faire mieux que François Mittérrand en 1988? Ou bien, sera-t-il celui qui viendra dépasser les 55,2% que le Général de Gaule avait obtenu en 1965? Ce scénario difficilement concevable il y a encore un mois, viendrait ainsi sanctionner une campagne atypique, volontaire et marquée par le sceau d'une énergie hors du commun. Ce serait également l'occasion de détruire les espérances égocentriques et chimériques de François Bayrou, le démiurge centriste à trois tetes, mais aussi de faire éclater au grand jour les lignes de fracture au sein même du Parti socialiste. Alors, DSK sarkoziste sournois dans l'isoloir dimanche prochain? On peut toujours se prendre à rêver.


En attendant le plébiscite de Dimanche, 5YearsLater vous convie à découvrir un entretien de Nicolas Sarkozy par David Reinharc et Alexandre del Valle confié à David Kersan pour Ring par la rédaction du Jerusalem Post.

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