lundi 30 avril 2007
L'imposture de DSK et de Ségolène Royal
Par Major Tom |
lundi 30 avril 2007 à 07:44 | Royalitude
La candidate du P.S, à moins d'une semaine du deuxième tour des élections présidentielles, ne fait toujours pas l'unanimité au sein des "éléphants" du Parti Socialiste. C'est un secret de polichinelle bien gardé: DSK l'a toujours trouvée incompétente et confiait encore en privé à qui voulait bien l'entendre qu'il ne se plaignait guère de son manque d'exposition durant cette campagne.
Quand on bénéficie d'une image moderne (parfois trop pour son parti) et que l'on souhaite de toutes ses forces que le P.S abandonne définitivement ses sempiternelles références à des idées qui n'ont plus de place au 21è siècle, il devient difficile de s'afficher au sein du sérail ségoléniste, lequel, avec des personnalités clairement ancrées à la gauche du P.S, démontre une fois de plus que la gauche française est bien plus proche d'un Chavez tonitruant ou d'un Castro finissant que d'un Gordon Brown impatient.
La martingale François Bayrou fut un coup d'épée dans l'eau pour les "fins" stratèges du P.S, au premier rang desquel, François Rebsanem. Le débat entre le second et le troisième du premier tour n'a pas accouché d'une souris, loin s'en faut, mais a permis , au contraire, de mettre en lumière les profonds désaccords qui existent entre le candidat centriste et le P.S. La question du revenu minimum européen (mesure certes louable, mais irréalisable) en est la plus parfaite illustration.
Dans cette partie de poker menteur, c'est donc la carte DSK qui est abattue. En effet, Ségolène Royal, dans un pathétique entretien accordé au Monde aujourd'hui, et outre son indéniable maitrise de la novlangue de bois socialiste version 2.0.0.7, laisse désormais entendre que DSK fait parti des premiers ministrables au sein du P.S.
Comment DSK, en déplacement à Quimper, a-t-il accueilli la nouvelle qui germait depuis leur déjeuner parisien auquel les journalistes avaient été conviés? Enième mise en scène des marionnettistes de Solférino savamment relayée par les médias, pour lesquels, la présence de Ségolène Royal au deuxième tour, permet d'etre optimistes sur leur futur bilan comptable d'une année à peine écoulée. Les agences de photographes, les agences de presses et tout le Landerneau médiatique ayant déniché en Ségolène Royal une véritable pepité, une machine à vendre extraordinaire. Elle est un produit marketing, une icone pop de la politique spectacle dont les français n'ont guère besoin pour surmonter leurs soucis quotidiens. Mais comme le soulignait Bernard Tapie quelques heures après la proclamation des résultats du premier tour sur le plateau de France 2, les caciques du P.S, DSK en tete, sont "des faux-culs" et nul doute que DSK ne peut refuser la paix des braves avancée par notre nouvelle Lolita nationale.







