lundi 7 avril 2008
Et encore un mythe qui tombe...
Par Julius |
lundi 7 avril 2008 à 06:26 | Négationnistes

Via Ethnocide et Communauté Gauloise, l'Europe de la Renaissance ne devait rien à l'Islam mais bien plutôt aux copistes du Mont Saint-Michel, aux chrétiens d'orient et aux Byzantins qui n'avaient jamais rompu le fil de la connaissance antique. Plus étonnant encore, cette rupture vient du journal Le Monde, ou plutôt de l'historien Sylvain Gouguenheim, dont les plumitifs font ici l'apologie à mille lieux de leur habituelle momophilie...
Étonnante rectification des préjugés de l'heure, ce travail de Sylvain Gouguenheim va susciter débats et polémiques. Son thème : la filiation culturelle monde occidental-monde musulman. Sur ce sujet, les enjeux idéologiques et politiques pèsent lourd. Or cet universitaire des plus sérieux, professeur d'histoire médiévale à l'Ecole normale supérieure de Lyon, met à mal une série de convictions devenues dominantes. Ces dernières décennies, en suivant notamment Alain de Libera ou Mohammed Arkoun, Edward Saïd ou le Conseil de l'Europe, on aurait fait fausse route sur la part de l'islam dans l'histoire de la culture européenne.
Que croyons-nous donc ? En résumé, ceci : le savoir grec antique - philosophie, médecine, mathématique, astronomie -, après avoir tout à fait disparu d'Europe, a trouvé refuge dans le monde musulman, qui l'a traduit en arabe, l'a accueilli et prolongé, avant de le transmettre finalement à l'Occident, permettant ainsi sa renaissance, puis l'expansion soudaine de la culture européenne. Selon Sylvain Gouguenheim, cette vulgate n'est qu'un tissu d'erreurs, de vérités déformées, de données partielles ou partiales. Il désire en corriger, point par point, les aspects inexacts ou excessifs.
Le médiéviste Jacques Heers ne disait pas autre chose l'an passé (source BAF).





