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mercredi 31 octobre 2007

La chasse est ouverte

Tandis que nous errons dans de molles tergiversations nous tirant même souvent une balle dans le pieds ( avant de s'en tirer une dans la tête peut-être ) s'ouvre une nouvelle phase de la guerre cosmico-planétaire : le cyber jihad .

"the instructions come in simple language and are organized in sections according to target. They offer would-be martyrs, who for one reason or another are unable to fight in the field, to fulfill their jihad obligations on the Net. These virtual martyrs are assured of the same thrill and sense of elation as a jihadi on the “battlefield.”


Ca va devenir trés compliqué ...

mardi 16 octobre 2007

Bernard Henry Le Vit Mal

texte alternatif.

Je suis tombé par hasard hier, en deuxième partie de soirée, sur la rediffusion de l'émission de Serge Moati consacrée à BHL, que Desproges n'hésitait pas à affubler d'un on ne peut plus observateur "philosophe de médeu"! Dans cette émission, tout y est passé. Dans le désordre: l'antiracisme, l'ADN et la question de la biopolitique abondamment discutée par un autre philosophe dont je me demande parfois si BHL a réellement absorbé l'essence de la pensée et de la réflexion, la Birmanie, le réchauffement climatique, l'Irak, l'Iran, les Palestiniens, les Israéliens, Bush, l'Amérique, la France, Royal, Sarkozy, la France, enfin, non...la République et surtout son dernier livre. Pseudo débat avec le facteur aggravant, lequel, étiqueté nouveau biographe officiel du Ché, ne cesse de pérorer sur les plateaux de télévision, livre à la main et bave aux lèvres comme un saincrosaint naif à qui on aurait oublié d'expliquer l'esentiel, c'est à dire, qu'il y a certes un prix à payer pour etre libre, mais surtout beaucoup de sacrifices à consentir. Une pure leçon de négationnisme en direct live. Là, pour le coup, posture toujours ostensiblement outrecuidante, BHL écoute attentivement et assène au gamin quelques vérités sur le bonhomme. S'ensuivent alors quelques joutes sur l'égalité, qui, selon BHL, dans notre chère République, est consubstantielle de la Liberté...Besancenot acquiesse sans trop de difficultés.


Mais, outre ce débat pompeux sans véritables enjeux entre un petit merdeux et un parasite médiatique, ce qui suinte de tout récepteur branché sur ce type d'éfusions "dégueulasses" et crasses, c'est bel et bien l'incompétence de l'un, illuminée par l'arrogance idéaliste de l'autre. De là à affirmer que BHL est à la philosophie ce que Besancenot est à la politique...Il n'y a qu'un pas!


Comme à chaque rentrée littéraire, ce grand narcissique à col ouvert, vient répandre sa bienséance sous les yeux émerveillés de quelques noctambules désemparés, de quelques funambules de l'irréel pour lesquels, les livres de BHL sont un instantané du bonheur, une quete éperdue de l'homme (forcément mauvais) vers un paradis qui ne peut etre beau...Car il ne faut surtout pas l'oublier, pour BHL, comme pour tous ses condisciples, l'enfer, cela est, et demeurera les autres!

vendredi 5 octobre 2007

La vie des autres

Fermeture de coxandforkum.com. Chapeau bas aux artistes. Dans le même temps Polydamas, joue sur ma fibre bonapartiste quand il ouvre Coup d'Etat et qu'il tire à vue sur De Plunkett.

mercredi 3 octobre 2007

Vacances ou défiance ?

Marie et Proton posent la question : où sommes-nous passés ? Bonne question en vérité. Pourquoi cette relative intermittence ? Je vais vous faire une réponse d'universitaire : il faut distinguer les causes structurelles des causes conjoncturelles. Structurelles : arbeit über alles. Je sais que le Major est à donf dans son nouveau cabinet parisien. Et pour ma part, je suis bien charette aussi. Par exemple, sur les 10 derniers jours, j'ai été hors de mes bases près de la moitié, et vu que mon boss est HS depuis plusieurs semaines j'ai du récupérer quelques patates chaudes. Mais comme les mois d'automne sont aussi ceux où on bosse le plus, disons que ces symptômes pourraient s'estomper prochainement. Pour y remédier j'avais tenté une ouverture vers de nouveaux rédacteurs, mais je n'ai pas l'impression qu'ils soient non plus vraiment en verve en ce moment. Mais je ne désèspère pas.... Causes conjoncturelles : je ne sais pas pour vous mais je trouve l'actualité d'une consternante médiocrité et çà ne m'inspire guère. Prenez le Frankistan par exemple. Certes, il y a des chantiers intéressants, comme la suppression programmée des régimes spéciaux. Mais pour le reste, la rupture n'a pas (encore) eu lieu. Et on peut même dire que le désarroi de l'électorat droitier va crescendo. On nous promet une poursuite de l'ouverture. Comme si nous devions saluer aujourd'hui ceux que nous avons vomi des années durant. Et les dernières rumeurs sont vraiment effrayantes : Rastignac, dans Valeurs Actuelles, qui est généralement plus que bien informé, nous annonçait il y a 15 jours des tractations en cours avec Aubry. No comment... Sur les finances publiques, un sujet qui m'est cher comme à vous je suppose, disons simplement que ce budget est lamentable. Peut-être le plus calamiteux depuis 10 ans. Il est construit sur une hypothèse de croissance surréaliste de 2.25%, ce qui implique que dans 6 mois, le déficit pourrait bien être de 8 ou 10 milliards supplémentaires. Et je ne parle même pas des finances sociales, où se succèdent les mesurettes les plus dérisoires, alors qu'on écarte simultanément des pistes prometteuses. Plus grave, sur certains points vitaux à nos yeux pour l'avenir de notre peuple et de notre nation, on a bien compris que l'affaire était pliée. Dans l'affaire Truchelut évoquée sur ce site, on découvre même qu'on l'a carrément dans l'os. Le procureur d'Epinal a requis six mois d'emprisonnement avec sursis simple et 1.500 euros d'amende à l'encontre de Mme Truchelut, ainsi que le paiement des dommages et intérêts aux parties civiles, Mme Demiati, le Mrap, la Ligue des droits de l'homme et la Licra. Discrimination raciale donc. La touche Dati ? Et dire que je l'ai défendu des mois durant... Pas de rupture dans le débat non plus. Toujours moralisateur et hors du temps. A l'heure des thérapies géniques et des biotechnologies, oser vouloir utiliser l'ADN dans notre dispositif législatif provoque des cris de vierges effarouchées chez la moitié du gouvernement et des députés de droite. Et que dire de Pasqua, parangon de vertu, de transparence et de tolérance reconnu, qui se lance de son côté dans des comparaisons historiques consternantes ? Où d'un ancien locataire chevelu de Matignon, incarnation de l'impuissance publique, qui donne une leçon de bonne gouvernance par jour, en même temps qu'il ré-écrit déjà l'histoire de son médiocre interlude ? Non décidément, tout cela ne nous inspire guère. A l'international, je ne cesse de m'étonner de ces marchés financiers totalement déconnectés de l'économie réelle, et qui ont déjà presque regagné leurs pertes estivales. "La crise est finie" nous dit-on. J'en doute fort. Et beaucoup d'economistes sérieux également comme Elie Cohen ou Nicolas Baverez. On aura mille fois l'occasion de revenir sur la prochaine guerre avec l'Iran qui devrait consacrer une fois pour toutes notre incapacité planétaire à "vivre ensemble" (yek yek yek) avec la RATP. Sur un front collatéral qui m'est cher, le Liban, tout devrait se jouer au dernier moment. Sinon si çà vous tente, il se déroule en ce moment une offensive spectaculaire des islamobolcheviks sur agoravox, et y'a de quoi s'escrimer. Autant dire mes amis que vous allez nous entendre à nouveau, çà n'a pas fini de gueuler. Mais l'époque que nous vivons nécessite du souffle. Les crises s'allongent dans la durée, en même temps que les paroxysmes se rapprochent. Et pour travailler notre endurance, il nous faut parfois nous recentrer sur le quotidien. C'est ainsi qu'on demeure un citoyen durable, pour reprendre l'intitulé d'un très bon blog disparu.
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