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jeudi 1 mai 2008

Armé d'Amour


Un jour, un jour, c'est sûr Reviendra le jour pur L'immense jour d'avant le Temps Le couple moribond Se lèvera d'un bond Armé d'amour jusqu'aux dents
Mon bras c'est ton collier et tes doigts sont mes bagues Tu es ma parure, je suis ton joyau Mes orteils de soleil marchent sur tes vagues Tu es ma pâture jusqu'au fond du boyau Tu m'éclates de paix, je t'éclaire de rires En dansant devant toi la nuit de Walpurgis Puis je bois dans ton cou comme font les vampires Mélangeant savamment nos vices à nos lis
Un jour, un jour, c'est sûr Reviendra le jour pur L'immense jour d'avant le Temps Alors la femme et l'homme Retrouveront la pomme Sans la morsure dedans
Je me courbe vers toi ma tremblante statue Le miel de mille ciels ruisselle de tes cils Qu'une ombre te traverse aussitôt je la tue Que mon chant soit bloqué tu en dénoues le fil Calmement tu t'endors quand je pars pour mes guerres Le casque de mon front pour tout arsenal Je pars saigner de l'eau sous le feu des mystères Une étoile de mer me fera général
Un jour, un jour, c'est sûr Reviendra le jour pur L'immense jour d'avant le Temps Et l'on verra l'enfant Que plus rien ne défend Être bercé par Satan
Cet enfant surgira d'un silence de perle De nos vies échangées dans un éclair d'azur Et le noir aujourd'hui et l'effroi qui déferlent S'enfuiront à jamais poursuivis par les murs Les murs d'une maison qui se nomme le monde Ouverte à tous les vents fredonnant des oiseaux Il renaîtra de nous, ma brune à l'âme blonde Et la mort plus jamais ne fera de vieux os
Un jour, un jour, c'est sûr Reviendra le jour pur L'immense jour d'avant le Temps, Le couple moribond Se lèvera d'un bond Armé d'amour jusqu'aux dents.


Claude Nougaro, Poète...

mardi 29 avril 2008

L'oeuvre des Géants

texte alternatif
If you can keep your head when all about you Are losing theirs and blaming it on you, If you can trust yourself when all men doubt you. But make allowance for their doubting too ; If you can wait and not be tired by waiting. Or being lied about, don't deal in lies, Or being hated, don't give way to hating, And yet don't look too good, nor talk to wise :

If you can dream – and not make dreams your master If you can think – and not make thoughts your aim If you can meet with Triumph and Disaster And treat those two impostors just the same ; If you can bear to hear the truth you've spoken Twisted by knaves to make a trap for fools. Or watch the things you gave your life to broken, And stoop and build'em up with worn-out tools :

If you can make one heap of all your winnings And risk it on one turn of pitch-and-toss, And lose, and start again at your beginnings And never breathe a word about your loss ; If you can force your heart and nerve and sinew To serve your turn long after they are gone, And so hold on when there is nothing in you Except the Will which says to them : « Hold on ! »

If you can talk with crowds and keep your virtue, Or walk with Kings – nor lose the common touch, If neither foes nor loving friends can hurt you, If all men count with you, but none too much ; If you can fill the unforgiving minute With sixty second's worth of distance run. Yours is the Earth and everything that's in it, And – which is more – you'll be a Man, my son !

mercredi 5 mars 2008

Maudit soit Andreas Werckmeister! Le Dernier Ouvrage De Juan Asensio Est Disponible


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Je tenais à remercier Juan d'avoir accepté notre demande d'entretien qui se focalisera de manière quasi-exclusive sur cet ouvrage et qui sera publié ici-même d'ici quelques semaines. En attendant de recevoir le Stalker dans une autre Zone, je vous invite plus que jamais à vous procurer ce livre, qui, selon toute vraisemblance, ne pourra vous laisser de marbre.

jeudi 10 janvier 2008

Pierre Desproges...20 ans déjà!

Puisque Julius nous a convié il y a quelques jours à nous ruer chez nos libraires afin d'y faire quelques emplettes qui n'amoindriront pas notre aptitude à la critique, à la réflexion et pourquoi pas à la haine de l'autre, je vous invite à revisiter quelques classiques du monde d'hier qui n'ont en rien perdu de leur sagacité, de leur cynisme et de leur dramatique lucidité. L'oeuvre de Pierre Desproges est tout bonnement inclassable, meme si ce dernier se révait en digne continuateur d'Alexandre Viallate dont Malraux était éperduement tombé sous le charme. (probablement la seule chose qui nous réunit avec Malraux...mais passons!).
Il est dans le doute...Il est dubitatif...Le doute l'habite...Mais il 'est pas éjaculateur précoce!


Dans son dernier ouvrage, Michel Houellebecq rend brièvement hommage à Desproges. Houellebecq n'est pourtant pas animé par la meme fibre comique de triste clown qui avait submergé Desproges. Et pourtant. Meme haine de l'homme moderne et de son ridicule, de la philantropie des ames charitables qui n'agissent que pour se donner bonne conscience, meme commissération à l'égard de toutes les croyances quelqu'elles fussent et passion amoureuse pour les excès, l'alcool et la cigarette. Deux styles différentes certes, mais deux plumes qui font de ces deux là deux auteurs incontournables.


Aussi, si vous n'avez toujours pas osé mettre le nez dans l'oeuvre du plus illustre des limousins, je vous convie à laisser de coté vos problèmes de pouvoir d'achat, de filer dans votre cave pour y débusquer un grand Bordeaux et de lire Desproges. Le meilleur anti-dépresseur après l'amour!

L'Arlésienne mode Combat

David Kersan et sa bande de "guerriers mononeuronaux" pour reprendre l'expression du Stalker nous l'avaient promis il y bientot un an...Ne voyez-vous rien venir?

dimanche 6 janvier 2008

5 books later - 2007

Dans la série des "best of" voici les 5 ouvrages sortis cette année en poche ou grand format qui m'ont le plus passionné, ainsi que le nanar de l'année. En l'occurence des essais ou livres d'histoire que je vous recommande fortement, même si cette sélection est bien entendue biaisée par ma passion pour l'histoire antique.

jeudi 22 novembre 2007

S'il n'y en avait qu'un...

Moderne contre Moderne


''Considérons Philippe Muray comme une machine, dans laquelle on introduit des faits (parfois réels, souvent médiatisés), et dont il ressort des interprétations. Ces interprétations sont guidées par une théorie cohérente, celle de la montée en puissance d'une terreur molle, d'un type nouveau, dont il a synthétisé l'essence par quelques formules brillantes et définitives (l'« hyperfestif », l'« envie de pénal », et surtout la tolérance « qui ne tolère plus rien auprès d'elle-même »). Cette théorie, désormais classique, doit à mon sens faire partie du bagage de tout homme cultivé.

L'année 2002 restera, aussi, celle où la machine Muray a, pour la première fois, connu quelques ratés. Son fonctionnement, pourtant, n'est nullement en cause; on peut même dire qu'il n'a jamais été aussi brillant. Sa magnifique description, par exemple, de la quinzaine anti-Le Pen qui a égayé la France en avril-mai 2002 est sans doute un de ses plus beaux textes.

Toutes ses qualités s'y montrent à plein : ampleur de vues, sens historique, précision dans le détail, et surtout ce coup d'œil prodigieux qui lui permet, au cœur des détails, de choisir le plus significatif, celui qui va d'emblée au cœur du problème (en l'occurrence, la pancarte : « Non aux méchants » brandie par la petite fille). Ma thèse en réalité est que ce n'est pas Philippe Muray qui va de travers, mais le monde ; que le monde, autour de lui, commence à produire quelques phénomènes aberrants, dont on ne peut assurer qu'ils soient non Muray-interprétables, mais qui sont au moins Muray-ambivalents ; qu'en somme la bonne pensée unique et la terreur molle qui en procède commencent à laisser entendre de légers craquements.''

Michel Houellebecq

jeudi 8 novembre 2007

Poésie d'outre Manche





C'est en effet de Grande Bretagne que nous viennent ces poèmes dont j'en suis sûr , vous apprécierez la finesse et la sensibilité .
Je dirais qu'à ce point le doute n'est plus permis : nous sommes bien du côté obscur .

Que la Force soit avec vous !

mardi 24 juillet 2007

Question de timing

Les "fils de" ne sont plus ce qu'ils étaient. Et les filles ne relèvent pas le niveau. Il faudra juger sur pièce, mais il semblerait que Mazarine Pingeot s'apprête à sortir en août un roman inspiré de la sinistre "affaire des bébés congelés".

Je ne pense pas qu'il doit y avoir de sujet tabou en littérature. D'ailleurs depuis "Le Dahlia noir" jusqu'aux "Bienveillantes", la littérature contemporaine a largement démontré qu'on pouvait sublimer l'horreur. Ellroy avait d'ailleurs une histoire très personnelle derrière le premier cité. Seulement voilà, dans les 2 cas, comme pour d'autres oeuvres majeures, un laps de temps significatif s'était écoulé avant la publication. Le temps du deuil pourrait-on dire. Le temps de digérer l'inconcevable. Si les faits devaient se confirmer, mais nous n'en sommes pas là, Mazarine s'aventurerait plutôt dans une zone trouble d'empathie malsaine renvoyant plus au "sublime, forcément sublime" de Duras. Un mélange peu ragoûtant de voyeurisme et de nécrophagie.

mardi 12 juin 2007

3 pavés celtiques pour la plage

L'été se rapproche, et tant mieux, même si bronzer est la chose la plus ennuyeuse du monde. Armé d'un bon pavé, on peut néanmoins tenir le choc longtemps, et guetter en même temps l'air de rien les créatures huilées. Tout cela pour dire, que j'ai fini avant hier soir, Le rêve du chien , le 3ème tome de La reine celte de l'écossaise Manda Scott. Et qu'apprends-je ? Le 4ème sort en juillet. Ce qui vous laisse environ 1 mois pour vous avaler dans les 2300 pages, afin de vous retrouver dans les temps pour le dernier round entre la Bouddica, reine des Icènes (la Jeanne d'Arc anglaise) et les légions de Rome.

Le roman historique est à la mode. Ce qui n'est probablement pas sans lien avec les récurrentes questions d'identité soulevées ces derniers mois. Du coup, il a mauvaise presse auprès des journaleux systémiens, qui le traitent avec dédain le ravalant au rang de littérature de gare. Vaste blague ! Les mêmes nous vendaient leurs copains "auto-fictionnistes" il y a encore peu. La geste de nos ancêtres vaut en effet moins à leurs yeux que la vie du zgeg de la dernière canaille mondaine. Remarquez, ils nous ont longtemps fait le coup avec le polar, jusqu'à ce qu'Ellroy, Bunker et quelques autres les renvoient à leurs études. Pourtant, Flaubert avec Salambo avait réglé la question depuis belle lurette. Je vous suggère donc très fortement de jeter un coup d'oeil à cet opus massif, baroque et assez scotchant qui parlera certainement beaucoup à votre inconscient.

vendredi 4 mai 2007

Back to basics

La loi nous imposant de tenir nos langues jusqu'à demain 20h, j'en profite pour revenir sur quelques fondamentaux, et notamment ce passage de Jean Raspail rentré depuis dans l'anthologie de la littérature française. Qui, dans le climat politiquement correct actuel, oserait aujourdhui écrire les lignes suivantes ?

« Aucune guerre n'a eu besoin de mes services, et les tueries d'apparence inutile m'affligent physiquement. J'aurais probablement fait un bien mauvais soldat. Toutefois, avec Actius, je crois que j'aurai joyeusement tué du Hun. Et avec Charles Martel, lardant de la chair arabe, cela m'aurait rendu fort enthousiaste, tout autant qu'avec Godefroy de Bouillon et Baudoin le lépreux. Sous les murs de Byzance, mort aux côtés de Constantin Dragasès, par Dieu ! Que de turcs j'aurais massacrés avant d'y passer à mon tour ! Heureusement que les hommes qui ignorent le doute ne meurent pas si facilement ! »

lundi 16 avril 2007

Litératture de Voyage

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En attendant le livre choc d'Arlette Laguillier sur les secrets de sa longévité, vous pourrez patienter en croquant à plein dentier le deuxième ouvrage de Posh Beckham qui nous livre (quoi de plus normal quand on parle littérature) en exclusivité mondiale sa méthode pour etre belle, et surtout, c'est là le nerf de la guerre, de le demeurer. Serge Gainsbourg, pour qui "la laideur a cela de supérieur à la beauté: c'est qu'elle dure", aurait certainement apprécié.


Le Major Tom, ayant passé deux nuits blanches afin de tenter de saisir les subtilités de ce sabir anthropologique, n'est toujours pas remis de ces moments de fulgurance que seule une sagacité savamment contrôlée et bridée est en mesure de produire. Jugez un peu:


Pour rester belle il faut "porter des chaussures à talon, ne pas se ronger les ongles, rester toujours bronzée et bien choisir ses accessoires.



Vu ce qui précède, nul doute que dans les jours qui suivent, la carrière de Ségolène Royal pourrait prendre un nouvel envol tant il est vrai que la ménopause n'épargne personne, même les roses à peine écloses.


Je soulève cette question sensible pour vous les femmes, dans la mesure où la science n'a pas encore réussi à répondre à cette question (sciemment?) éludée durant cette campagne qui s'achève, à savoir: quels sont les effets d'une ménopause avancée sur les décisions d'une femme à l'Elysée en cas d'attentats à la bombe sale? Est-ce que son libre arbitre serait affecté, de manière à générer chez la donzelle une analyse perfide à l'heure d'un déjeuner sans crabes et sans colza? Quelle serait l'ampleur de ce phénomène naturel sur les politiques énergétiques de la France? N'y aurait-il pas là un interet avéré à inoculer à la candidate de la ménorose quelques hormones pour retarder l'inexorable, c'est à dire des déclarations confuses sur la politique extérieure à mener avec nos partenaires de Téhéran?


C'est pourquoi, après voir trouvé chez Posh, tous les secrets de la beauté, je suis prêt à vider mes bas de laine, pour les donner à Ségolène. Ainsi, au lieu de jouer avec les libidos des prolos, elle pourrait ainsi caresser son crapaud.


Mais à l'instar du pouvoir, la beauté n'a guère de prix car il est primordial que le crapaud fasse le beau!!!!

samedi 14 avril 2007

Bernanos est dans la Zone

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