vendredi 9 mai 2008
La Possibilité d'une Ile?
Par Major Tom |
vendredi 9 mai 2008 à 15:22 | Road Trip
vendredi 9 mai 2008
Par Major Tom |
vendredi 9 mai 2008 à 15:22 | Road Trip
mercredi 7 mai 2008
Par Major Tom |
mercredi 7 mai 2008 à 02:17 | Road Trip
Roland Cayrol me confiait hier soir que son institut de sondages avait obtenu des résultats éloquents sur la composition du lectorat de 5YearsLater. A le croire, plus de 2,3% d'entre-vous n'avaient pas arrêté l'école avant l'âge légal et pas moins de 77,8% avaient même poussé le vice jusqu'à faire des études supérieures! Mais l'enseignement principal qui m'occupe en ce matin de Mai 2008 réside moins dans les capacités intellectuelles du petit moustachu qui nous lit du fin-fond de son Loire-et-Cher natal ou de la bimbo péroxidée parcourant mes écrits lascifs sur le balcon d'un hotel doré de Las Vegas, que de la présence féminine visible au sein de notre petite communauté.
Le lectorat féminin représenterait ainsi plus de 57,3% de l'ensemble des lecteurs de ce site plûtot voué à la gaudriole raffinée et décadente qu'au commentaire politique éclairé vu qu'on ne parlera surtout pas de la commémoration de l'évènement qui retient l'attention de toutes les salles de presse, y compris celle du Figaro; journal au sein duquel Jean D'Ormesson doit commencer à sentir terriblement seul (d'ailleurs, Jean, si tu veux nous rejoindre! Tu pourras faire un tour de Marilou! Ca te changera de Laetitia Hallyday!).
Belle de Nuit, Albertine, Zadig, Marie, Blond but Not Domb, Dagor, et Ségolène, vous êtes un peu l'âme de ce blog. Vous êtes ma lumière, mon inspiration mon oxygène... Je vous inhale en permanence lorsque Daniel a laissé Jack dans le déversoir et que Contrexeville me saoule...Vous êtes mes Majorettes! Non Lemmuret, on ne rit pas! Je suis très sérieux! Je pense même organiser une rencontre dans la backroom d'une boîte de nuit très hot afin de parler du dernier film de Michel Houellebecq. On pourrait y convier Laurent Ruquier et Jack Lang qui se ferait un plaisir de nous raconter la manière dont il a séduit sa belle...L'on pourrait même pousser le vice jusqu'à monter un groupe, un vrai et l'on partirait silloner les routes de France à la rencontre des lecteurs masculins qui pourraient jouir de l'érudition de mes petites majorettes sans modération...Un formulaire de pré-inscription sera bientôt disponible...Stay connected...
Ce matin je suis en retard. Oui. J'ai travaillé tard sur mon "computer"...Jusqu'à pas d'heure même Mein Führer! De cette nuit suspicieusement douce pour tout écologiste sondant les oscillations du thermomètre tel un Frédéric Beigbeder pénétrant clairons et trompettes au sein de son antre du Baron, je ne retiendrai pas grand chose, si ce n'est cette étrange sensation génialement décrite par mon idole de toujours, l'écrivain enseignant haut-normand...le grand, l'auguste, l'illustre Philippe Delerme, sans lequel la littérature française serait, c'est une certitude, aussi plate que la poitrine de Mazarine lorsqu'elle n'est pas enceinte...Ce qui est rarement le cas, j'en conviens!
De ma naissance à ma mort, rares auront les moments où j'aurai dormi avec un vêtement. Le pyjama me gratte, le caleçon me serre les bonbons et les chaussettes ne font pas très chouettes! D'où mon habitude de dormir dévêtu.
Mais je digresse et cela n'a pas d'importance. Ce qui compte c'est le fait que j'étais bougrement en retard. Je saute dans le premier bus qui passe devant chez moi en prenant garde de ne pas payer et partant, d'engraisser les caisses de cette entreprise publique victime (encore une!) de l'incompétence de son personnel dirigeant et exécutant. Je vais m'asseoir au milieu de cet appareil qui se meut entre de charmantes bicyclettes sur la cime desquelles se fendent voluptueusement des robes craquelées que l'on irait chercher avec la langue...Mais il est encore tôt! Bien trop tôt pour se laisser aller à ce genre d'activités sévèrement réprimées pas la loi.
A bord du bus, un toutout me fait les yeux doux. Son maître a l'air sacrément dérangé. C'est un hybride de Benjamin Biolay sortant de boîte compètement déchiré à 8h00 du matin sous les soupirails hagards de quelques touristes chinoises égarées sur les Champs et d'Henry Guybet pour le vide intersidéral de son regard. Nous arrivons au premier arrêt de mon long périple qui en compte trois...
Je fixe le toutou qui ne démord de rien, surtout pas de son facheux tic de tirer la langue en me regardant également. C'est alors que le type entame une étrange conversation avec son compagnon:
- Alors Chouchou, t'en penses quoi de Benoit XVI? Dis moi? On en a parlé hier soir pourtant! Tu veux pas me parler!
-Woof...Woof...
-Et Rachida Dati, tu la trouves comment Chouchou? C'est un pute non?
-Woof, woof!
-Qui est à la tête du Ministère de l'Education Nationale Chouchou? Allez, réponds! C'est...C'est...Monsieur Darcos! C'est bien t'auras ton no-nos!
Deuxième arrêt. Un de ces camarades, qui avec la dextérité d'une contortioniste du crique de Pékin, déplie sa langue en la ravalant aussi sec, le rejoint. Il carresse l'animal sans rien dire au maître. Les fous sont heureux. Il ne savent pas qu'ils sont fous et nous prennent sans doute pour des fous...Le bus arrive au troisième et dernier arrêt. Le bus se vide...C'est le terminus. Le chauffeur demande à ces messieurs de bien vouloir descendre et le maître de s'exclamer en regardant son chien avec la tendresse d'un père pour son fils:
-Allez Chouchou, dis moi que Rachida est une petite pute!