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samedi 10 mai 2008

Epilogue...



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Debout à 6h45. Mimosa et cigarettes sur la terrasse. Tom Waits n'est pas loin. Je regarde droit devant moi. La mer...Toujours la mer...


Nous allons acheter un bateau avec mes amis. C'est décidé. Leurs compagnes respectives détestent naviguer. Se posera la question du modèle, du port d'attache et de la forme de la propriété. Mais l'essentiel est là. Nous espérons pouvoir nous payer un véritable petit trésor à sensations d'ici un an ou deux ans.


Sur la plage, je joue de la guitare en parodiant Johnny Hallyday. Certains se tapent sur le bide, d'autres me prennent pour un fou. Antoine est parti avec deux types que je ne connaissais pas. Ils reviennent d'une transat; leur première...Tout un programme...Je découvre en leur posant quelques questions qu'ils étaient trois et que le Capitaine était une vieille connaissance...Il ne pouvait pas y en avoir d'autres...Il est cardiologue de son état et sentant la mort dangereusement approchée (60 ans...L'âge pourri pour les hommes qui boivent, qui mangent, qui fument et qui...), il a décidé de travailler six mois par an et de naviguer le reste du temps. Ce sera donc un tour du monde sans fin, sans réelle destination, mais qui se fera en plusieurs fois avec des tranches de retour à la vie terrestre; J'en connais un qui a appris cela il y a peu et qui trépigne déjà. En sera-t-il capable? Je ne sais pas. Il s'agit tout d'abord de se séparer...Et toute séparation est un fardeau que l'on porte toute sa vie, même blotti au fond d'un gros manteau...


Je vais rentrer à Paris et aller marcher quelque part pour profiter de mes dernières heures de liberté et finir Moitessier. Je me dois de profiter de ce qui peut-être mes derniers jours dans cette ville qui connût jadis son heure de gloire et qui semble désormais agoniser lentement mais sûrement. Il n'y a qu'à quitter les quelques rares îlots de quiétude situés vers l'ouest pour se rendre compte de l'ampleur de la catastrophe. Tentez l'expérience. Prenez votre voiture (on est plus en sécurité et nettement moins emmerdé que dans un bus) et traversez cette ville du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est. Diagnostic péremptoire. Cet endroit unique en son genre est foutu. C'est sans doute pour cela que je me suis fixé des règles assez draconiennes eu égard à mes pérégrinations urbaines. Certains arrondissements m'ont carrément été interdits ou bien si je m'y rends, c'est dans le cadre d'une stricte exploration ethno-sociétale, rien de plus.


J'ai le même sentiment de gâchis lorsque je suis en Province, que ce soit dans des villes moyennes ou dans des villages où le temps paraît avoir été purement et simplement arrêté. L'aigreur, pour ne pas parler d'acrimonie, de certaines personnes est devenue difficile à supporter. Hier matin, après m'être levé de bonne heure pour aller marcher sur la grève, je suis allé m'asseoir à une terrasse pour y déguster un café allongé muni d'une cigarette rouge et blanche. J'achète un journal étranger imprimé en langue anglaise pour voir la manière dont les anglo-saxons abordent la crise libanaise, le soixantième anniversaire de la naissance d'Israël, les primaires démocrates aux Etats-Unis etc... A mes côtés, un couple d'environ 40 ans avec leurs deux enfants. Nous les appellerons des "beaufs" pour couper court à toute tentative de description superficielle et ennuyante. C'est à ce moment précis que mon ami américain décide de faire sonner mon téléphone. Commence évidemment une conversation en anglais avec mon interlocuteur et moi-même. Le couple en a désormais la certitude. Je ne suis pas Français et ne comprend rien à leur sabir de prolétaire attardé qu'il s'apprête à transmettre à leurs progénitures couvées et maternées par la Sainte Ecole de la Wépublique! Je continue à parler au téléphone. On discute surtout du cas Obama. On se dit qu'en cas de victoire de cet hurluberlu; il deviendrait difficile de trouver un endroit décent où l'on pourrait vivre et s'installer tranquillement. Le couple boit un Kir et bouffe des cacahouètes. Ils font remarquer au garçon que les envahisseurs sont déjà arrivés alors que l'été n'a pas encore commencé! Par envahisseurs, entendez, qui n'est pas d'chez nous, qui parle une autre langue et qui viendrait d'un pays qui prétendrait donner des leçons de moral à ce grand pays qu'est la France. J'interromps ma conversation, me tourne en direction du couple et jette un regard noir au mari en lui lançant que les "envahisseurs" lui ont permis de vivre libre et de s'envoyer du Pastis au petit-déjeuner sans qu'un Kapo sorti d'un camp d'internement ne l'exécute sur le champ sans sommation pour comportement abusif et répréhensible. Cette situation cocasse où vos propres concitoyens vous prennent pour un étranger ne m'est pas inconnue. C'est la deuxième fois en peu de temps. Cela se passe toujours dans un bistrot du coin perché sur la place d'un village...Je termine mon café, salue mon ami au téléphone en lui promettant de célébrer dignement son anniversaire en terre d'Avignon et retourne voir la mer...une dernière fois...

mercredi 7 mai 2008

60 Years Later


1948-2008

vendredi 2 mai 2008

40 years something...

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Je rentre de Paris. J'ai conduit quelques heures puis j'ai bifurqué vers un endroit duquel je pourrai voir la mer. J'ai voulu Mai solitaire, réfléchi mais intensément commémoratif. Mai 68... Ces hordes de salauds ignares prétendant changer le monde comme on change de sous-vêtement un beau matin en contemplant la rosée qui avait recouvert les voitures en bordure du périphérique.


La côte est évidemment prise d'assaut. Les Français sont sans le sous mais sont tous en vacances pour quelques jours, remplissant ainsi les tables indigestes d'anciens révolutionnaires reconvertis dans le port du nœud papillon et du petit foulard Dior très distingué autour du cou. Je dois donc réfléchir vite au moyen de voir la mer, et éventuellement de l'embrasser, sans que je ne sois perçu par les terriens de France comme un extra-terrestre apeuré et affolé par leur remue-ménage vaguement organisé et coordonné par leurs synapses de dépressifs chroniques s'épanchant comme des roseaux sauvages battus par la vent sur le sort réservé aux sans-papiers ou aux critiques du dernier film d'Elsa Zilberstein dans la presse spécialisée de la badauderie niaise quotidienne.


Je retrouve les chemins de mon enfance, non loin du club de voile, au pied des falaises sur la route d'Honfleur, là ou Henri Verneuil avait planté sa caméra pour filmer Gabin et Belmondo refaire le monde à grande rasades de picon-bière. Autres temps...La mer est relativement calme. Je pars à sa rencontre. Sait-elle seulement que je suis porteur d'un message alors que j'ai laissé ma bouteille sur la banquette arrière la voiture afin de ne pas effrayer le passant hagard et naturellement perfide? Sait-elle que je viens de loin, que j'ai parcouru ce long chemin pour lui donner un baiser? La mer, elle, elle a l'air pénard. Il y a bien quelques marins qui profite de ses courants et adopte ses courbes sauvagement animales, mais ces gens là ne font de mal à personne. Ce ne sont plus des hommes. Ce sont des êtres humains qui n'ont jamais ressenti le besoin irascible dont font montre certains: devoir prendre le dernier métro et surtout ne pas oublier d'enfermer le chat dans le cellier pour pas faire peur à mémé.


Il est l'heure. L'heure où la nuit envahit le ciel et où les ombres s'estompent dans la pénombre crépusculaire des volutes iodées de certains villages côtiers.


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23h00. La mer rassasiée de mes tendres baisers se retire doucement. Je rentre en direction de ce qu'ils pensent être la civilisation et me rue dans mon deuxième chez moi pour y déguster quelques crevettes vivantes avec un verre de Sancerre bien frais. Le Sancerre est un vin qui, quand on manque cruellement d'imagination a au moins l'inestimable vertu de satisfaire à tous les palais même aux plus exigeants. J'en reprends donc un deuxième et me dirige de nouveau vers le bord de mer, à quelques hectomètres, en prenant soin de ne pas conduire pour le moment. Les flics sont partout. C'est normal, il est désormais permis de s'amuser mais sans picoler! Moi, je ne m'amuse que très rarement en étant à-jeun. Je veux dire par là qu'il n'y rien de plus chiant qu'une soirée passée en compagnie de végétariens consommateurs invétérés d'eau gazeuse et de légumes biologiques!


texte alternatifJe suis sur les Planches. Je sortirai bien ma bouteille de Gentleman Jack, mais ça ferait désordre...Oui, vous connaissez surement. C'est assez beau l'été quand il n'y a personne. Des amoureux s'y baladent, main dans la main, le verbe discret et le cheveux dans la brise nocturne et coulante. Les gens qui s'aiment ne devraient jamais oublier que l'amour est un pêcher et que la haine est une vertu. Cette piètre assertion aussi péremptoire qu'inutile et superficielle ne vaut bien évidemment que pour l'amour des autres et pas de pour l'amour porté à l'autre! Cela vaut son pesant de distinguo. C'est même ce qui fait de l'amour et de la haine les seuls sentiments encore totalement pures et absolument viables. Les êtres qui peupleront nos contrées demain matin n'auront qu'à méditer ce principe. Aimer à mourir ne vaut rien si l'on n'est pas capable de mourir sans aimer. C'est pour cela que nos amis de Mai 1968 se sont trompés. Ils n'aimaient pas et ne haïssaient point. Ils pataugeaient dans l'à peu-près, dans l'approximatif, dans la confusion des genres sans véritablement être capable de distinguer l'amour collectiviste de l'amour individualiste.


Mai 2008 sera donc l'occasion de leur rappeler quelques vérités. Des vérités qui sont les notres et qui ne leur appartiendront jamais...


Il est minuit passé. Je rentre chez moi, consulte mes mails...Elle pense à moi...et moi à mon petit déjeuner

samedi 23 février 2008

Les Blancs et les Rouges

Dominique Venner a eu l'heureuse idée de ressortir et d'actualiser en fin d'année dernière aux éditions du Rocher, son "Histoire de la guerre civile russe 1917-1921" que je viens de terminer.

Pour vous présenter tout d'abord l'auteur, je dirai que le responsable de la Nouvelle Revue d'Histoire est un homme de droite... et c'est le moins que l'on puisse dire. Mais c'est aussi et surtout un grand historien reconnu de ses pairs et du grand public, à l'écriture très vivante. Ses oeuvres les plus connues sont sa monumentale Histoire de l'Armée rouge, prix de l'Académie Française, et son Dictionnaire amoureux de la chasse

Les Blancs et les Rouges prend pied dans une de ses périodes de prédilection, les troubles années d'entre 2 guerres où le destin de l'Europe s'est en grande partie joué. Il s'agit d'un des rares ouvrages de synthèse (plus de 500 pages tout de même) disponible sur ce sujet, et qui embrasse une période allant des dernières années du tsarisme à la NEP. Un souffle à la fois épique et tragique traverse cet ouvrage. On y découvre en effet des destins hors du commun, comme Wrangel, Von Ungern ou Toukhatchevsky que des circonstances exceptionnelles vont révéler, comme c'est souvent le cas lors des révolutions. Mais aussi et surtout une catastrophe humaine sans nom, dont on imagine mal l'ampleur et qu'il aurait été possible d'éviter.

mardi 5 février 2008

When they were young...

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They're all alive and doing well today. But can u recognize them?

mercredi 19 décembre 2007

Rétrospective 2007...Première partie

L'année 2007 fut riche en évènements. Aussi, vous proposera-t-on cette semaine et jusqu'à la fin de l'année, de relire quelques billets publiés sur 5YL.


En janvier Julius débarque sur 5Years. Son premier billet donne tout de suite le ton! Nous sommes déjà en train de nous battre (dans le vide) sur des sujets aussi grotesques et devenus tellement importants que nous n'avons osé un quelconque billet sur toutes les journées mondiales qui ont émaillé janvier...Mais voilà déjà février, la France vibre au rythme de la campagne électorale et Papon s'en est allé...Février qui ne laisse guère de répit à notre Président qui s'en prend plein les dents, meme et surtout, de la part de ses amis de trente ans...Comme si tout était déjà écrit en somme...


Mars, on sent l'hiver quitter ses blancs manteaux, et c'est l'occasion pour nos pin-ups de redécouvrir la vie...la vraie! Ce qui n'empèche pas certains d'avoir vu ce que personne ne pouvait voir et d'autres de voir ce que personne n'a vu!

mercredi 31 octobre 2007

Quand Lionel Jospin Evoque "l'antifascisme de théatre" des années roses



Vu chez Gai Luron

mercredi 4 juillet 2007

Un Saladin Français

Pour prendre l'entier contrepied de l'article précédent, je crois nécessaire de parler également d'un juste, d'une noble homme et d'un guerrier, français et musulman fervent : Rabah Kheliff

Demain, 5 juillet, sera la 45ème anniversaire des innommables massacres d'Oran. Le 5 juillet 1962, trois jours après le référendum consacrant l'indépendance de l'Algérie, l'ALN massacre des pieds-noirs par centaines et dans des conditions atroces. 18 000 soldats français étaient présents dans la ville ce jour là, sous les ordres du Général Katz et se virent ordonnés de ne pas bouger par l'Elysée.

Un seul officier français a enfreint les ordres, le capitaine Rabah Kheliff qui, avec ses tirailleurs, va sauver ce jour là des centaines de pieds-noirs.

Le terme mère-patrie avait un sens pour ce fils et petit-fils de combattants français, qui s'était engagé en 1951. Il avait été blessé et fait prisonnier à Dien Bien Phu. Rentré en France, cet homme croyant avait été un des fondateurs de la grande mosquée de Lyon (qu'il présida), mais aussi de l'Association des Anciens Combattants Français Musulmans. Il était également commandeur de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du mérite.

Cette date du 5 juillet a été rayée de toutes les mémoires collectives : celle des corrompus au pouvoir en Algérie comme Boutef, celle de l'Etat Français qui s'est (une fois de plus) déshonoré ce jour là, et bien sur celle des néo-khmers comme les Indigènes de Houria Bouteldja avec leur Histoire à sens unique.

A leur adresse pourtant, ce grand monsieur avait eu cette phrase qui prend une résonance toute particulière aujourd'hui :

Nous, les Patriotes Français de souche nord africaine, aimons trop la France pour permettre à quiconque de l'insulter ou de cracher sur son drapeau pour lequel nous avons versé tant de sang, donné notre jeunesse et la vie de beaucoup des nôtres.

Alors, la France qui a accueilli des étrangers de toutes origines et nationalités, doit être respectée chez elle et ceux qui ne l'aiment pas doivent avoir la décence de ne pas manger son pain et de ne pas cracher dans la soupe qu'elle leur sert.

À bon entendeur salut

Voilà pourquoi, je n'ai pas non plus perdu tout espoir pour certains de nos compatriotes musulmans

mercredi 6 juin 2007

We'll Never Forget





L'admiration, pour ne pas dire l'amour, que je voue pour ce grand pays qu'est l'Amérique, vient sans aucun doute de ces histoires que ma grand-mère me racontaient quand j'étais enfant: ces soldats qu'elle avait extirpés d'un guet-apens tendus par les "boches" comme elle continuait de les appeller à travers ce regard que je ne peux oublier et ce timbre de voix singulier de ceux qui ne peuvent jamais tout à fait pardonner. Le récit sans pareil de sa soeur incapable de résister aux demandes insistantes d'un G.I et s'embarquant sur un paquebot avec cet inconnu qui était venu sauver ce continent. Et puis il suffit de connaitre les grands historiens caennais, de leur parler, de les écouter attentivement. La gravité est dans le détail. Rien ne leur échappe: une clinique bombardée dans la nuit du 6 au 7 Juin, des dizaines d'enfants orphelins jetés sur le bord des rues de la capitale bas-normande en prie au feu et aux flammes et la libération bien entendu, avec ses scènes de liesse et de joie desquelles s'échappaient les premiers airs d'une musique qui allait conquérir le tout Paris: le jazz!

Je ne reviendrai pas sur ces histoires qui me furent rapportées jusqu'à un temps pas si éloigné; je suis par trop pudique, sans doute. En revanche, je ne peux que vous inciter à vous rendre sur ces larges étendues de sable, au nom désormais fameux: Omaha, Utah, Gold, Juno et Sword. Vous aurez peut-etre l'immense privilège d'y apercevoir un soldat américain crapahutant tant bien que mal dans ce dédale de croix blanches sur lesquelles figurent des noms, un état...le Nébraska...L'Idaho...Rhode Island, que sais-je encore...

La Normandie toute entière porte encore les stigmates de ce fantastique affrontement. Je ne peux que vous inciter à vous y rendre. Alors, peut-etre, prendrez-vous réellement conscience de la signification d'un mot trop souvent galvaudé: Liberté!

63 years later...

Paroles de Jean Couturier, du commando Kieffer :

... Ce qui m'a le plus impressionné était tous ces ballons attachés aux bateaux, ils y en avaient des centaines, à perte de vue, c'était hallucinant, je me suis rendu compte à cet instant de l'opération gigantesque à laquelle nous participions. je n'ai plus jamais rien vu de tel, ce spectacle était presque irréel, c'est à ce moment que j'ai pris conscience de ce que nos chefs avaient mis sur pied... Contrairement à toutes les idées reçues, et surtout aux images du film Le Jour le plus long, nous n'avons pas débarqué face à Ouistreham et en bord de plage. Nous étions nettement plus à droite et nous avons commencé notre progression avec de l'eau jusqu'à la taille, chargé de sac à dos de 60 kgs . Un obus de mortier a atteint de plein fouet l'avant du LCI 527, provoquant l'effondrement du pont, mais l'abordage de la plage me parut se faire sans réaction de l'ennemi, qui riposta après que nous ayons sectionné le premier réseau de barbelés...En fait, je crois qu'à cet instant, chacun a perçu quelque chose de différent, lorsque nous en avons discuté après les combats, Bolloré par exemple se souvenait d'une riposte farouche. A peine sorti de mon L.C.I, j'ai couru, aussi vite que j'ai pu le faire, notre premier objectif était de nous mettre à couvert. Finalement, je n'ai pas prêté attention à ce qui pouvais se passer autour de moi, j'ai couru, de manière presque machinale. L'instinct de survie, sans doute

dimanche 20 mai 2007

Il l'a Pourtant Dit!



Eté 2001. Le 11 Septembre et les relents anti-américains émanant d'Europe qui le suivirent n'est pas encore. Nous sommes à Gênes, en Italie. Les membres du G8 se réunissent pour discuter du meilleur moyen de lutter contre la pauvreté à travers la monde. Comme à Seattle, des hordes d'altermondialistes s'emparent des rues, avec pour seul objectif de casser tout ce qui peut l'être et de contester l'occurrence ainsi que la légitimité d'une réunion où siègent les représentants démocratiquement élus des huit pays les plus industrialisés.

Les drapeaux communistes et anarchistes sont de sortie. Les partis socialistes européens s'en donnent à coeur joie. Lionel Jospin, alors Premier Ministre français se réjouit de pouvoir observer "l'émergence planétaire d'un mouvement citoyen". Chirac lui emboite le pas dans un long article qui a paru dans l'édition du Figaro en date du 10 Juillet 2001 en estimant qu'il est nécessaire de promouvoir "une concertation normale et permanente" avec ses "damnés de l'alter"

Noel Mamère, Jean Luc Mélanchon et François Hollande sont allés jusqu'à demander la suppression du G8! Et on ose nous faire croire dans certains milieux socialistes avertis, que le Premier Secrétaire général est un homme bon. Quel bonté en effet que de contester une réunion de politiques dont le mandat est sorti tout droit des urnes!

Mais la palme de l'indécence revient sans aucun doute à la personnalité que vous vous devez de démasquer et qui, toujours après ce sommet du G8 sanglant (je rappelle qu'un manifestant y fut abattu par un policier italien ayant fait usage de la légitime défense) osait déclarer que "ce mouvement est un Mai 68 à l'échelle mondiale".

Alors, kiki ka dit koa?

samedi 5 mai 2007

"Le royaume des hommes libres"

Il y a exactement 1500 ans par un frais matin, en ce jour de printemps 507... L'aube se lève sur la plaine de l'actuelle Vouillé, à 15 km au nord-ouest de Poitiers. La piétaille wisigothe se groupe sans entrain particulier après avoir campé dans l'ancien oppidum de Céneret. On ne peut pas franchement dire qu'elle ait fière allure, à l'exception, des "clients" d'Alaric II, des combattants de haut vol, et de ces mercenaires qu'on a rappelé des garnisons éparses de la frontière que constituait la Loire, solides certes mais loyaux ? Le reste, ce ne sont que de pauvres hères enrôlés de force, des gallo-romains et des auvergnats qui se demandent bien ce qu'ils font là, et surtout qui nourrira leur famille quand les redoutables francisques auront fini de déchirer leur chair.

Un grondement au loin, qui se fait assourdissant, des ombres mêlées à la poussière. La noblesse franque et leurs auxiliaires armoricains sont partis de loin ("eminus" dit Grégoire de Tours) et s'avancent à toute vitesse sur plusieurs points distincts du premier rang, la lance tendue à 2 mains, et derrière eux les 3000 guerriers d'élite du Roi Clovis. Ariens contre catholiques, germains contre germains, gallo-romains contre gallo-romains ... dans quelques heures le royaume de France va naître.

samedi 28 avril 2007

Human Bomb: Qu'aurait Fait Ségolène Royal?

dimanche 25 mars 2007

300, les Thermopyles, Hérodote : partie 2/2 - un beau jour pour mourir

Le décor a déj� été planté et les protagonistes sont entrés en scène. Dans un mince défilé au bord de la mer, le reste du monde va se frotter � la crème des hellènes. Et y laisser quelques plumes au passage. Retour vers le passé. La suite

vendredi 23 mars 2007

Hitler et le Mufti


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