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mercredi 30 janvier 2008

Edwards se Rallie à Mc Cain

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La Présidentielle américaine, rappelle à certains égards, la campagne électorale française qui s'ets déroulée au printemps dernier. Dernier avatar en date, le ralliement sans surprise du Sénateur démocrate Edwards au candidat désormais favori du parti républicain, le Sénateur de l'Arizona, John Mc Cain.


Edwards, comme Mc Cain n'a jamais caché son sceptiscime sur les mesures fiscales décidées par l'administration Bush (sans lesquelles, il est nécessaire de le rappeler, si tant est que cela ait déjà été fait, les Etats-Unis seraient, d'un point de vue économique, bien plus exsangues qu'ils ne le sont!). Mais, il est devenu normal de critiquer les coupes fiscales auprès des plus riches d'entre nous...C'est dans l'air du temps...Comme Mc Cain, Edwards croit dur comme fer à la secte d'Al Gore, le nouveau gourou interplanétaire. Comme Mc Cain, Edwards appelle à une législation plus laxiste en matière d'immigration. Enfin, comme Mc Cain, Edwards est un produit de l'ultra gauche américaine et l'assume parfaitement.


Edwards, c'est le Bayrou yankee! Un avocat milliardaire (pas comme certains!) dont le programme électoral matiné d'une fine couche libérale est en réalité une charge violente contre le libéralisme. Un homme politique érotomane qui parvient néanmoins à séduire les bobos patentés par les différentes ONG chargées de répandre sur la Terre un message apocalyptique version baba-cool en babouches! Mc Cain, c'est l'anti GOP! Un mec de gauche, perdu dans un véritable parti de droite. Jean-Marie Bockel passerait presque pour un grand libéral réformateur tant il est vrai que Mc Cain, à la vision très étriquée sur le role de l'OMC dans l'émergence des pays en voie de développement, ne craint pas de faire campagne à gauche pour battre "le candidat ou la candidate" (expression franchouille désormais passée au stade de la postérité!) de l'ultra gauche américaine modelée à bruxelloise! Il est vrai que seul Mitt Romney a eu les couilles de balancer lors d'une émission télé que Hillary comme Obama, c'était l'entrée des Etats-Unis dans le giron de la Commission européenne, si vous voyez ce que je veux dire!


Alors il y a fort à parier que ce ralliement hautement opportuniste constitue un pavé dans la mare républicaine. Les "vrais" républicains risquent de bouder les urnes de manière massive et il ne serait pas surprenant de constater un taux d'abstention historique dans un pays qui il est vrai n'a pas l'habitude de connaitre des everest de participation meme pour des scrutins majeurs. Edwards sur le ticket avec Mc Cain, ça donne tout, sauf la frite!

2008 U.S Elections: A Complete Website

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mercredi 23 janvier 2008

Bouteille à l’encre : les primaires présidentielles américaines par Laurent Murawiec

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L’encre coule à flots mais c’est la bouteille à l’encre qui symbolise, jusqu’à présent, l’interminable campagne des élections présidentielles américaines. Du côté de l’âne Démocrate, l’encre est moins sombre, puisque seuls restent en lice deux candidats sérieux. Du côté de l’éléphant Républicain, il y a pléthore de volontaires pour monter sur le dos de l’animal. La campagne avait, jusqu’à janvier, revêtu les atours d’une affaire virtuelle, conduite dans les sondages. Depuis peu, on vote vraiment, militants consultés dans le caucus (réunion) de l’Iowa, et électeurs aux urnes, dans le petit Etat du New Hampshire. Les gros bataillons ne sont pas encore aux créneaux, à l’exception des rangs serrés des journalistes, commentateurs, analystes et pontifiants, qui s’en sont donnés à cœur joie, depuis des mois, à supputer la vigueur des jarrets de l’un et la longueur des dents de l’autre.

mardi 15 janvier 2008

Ron Paul et Le débat du jour: Libertarien ou Anarchiste?

Républicains Libertariens à Pawis!


Un ami américain ayant voté par correspondance aux primaires républicaines de l'état de Floride m'a avoué aujourd'hui avoir voté pour Ron Paul. Pure provocation bien entendu. A son gout, Giulliani, bien que libéral et pro-free trade est "un couillon immature à l'instar de votre président!" (sic). Alors que Mac Cain, c'est l'aile gauche du parti républicain et que derrière Huckabee, se cacherait en vérité un beau panel de pseudo-économistes assez à gauche; chose que j'ignorais totalement. Quant à Romney, on imagine pas un catholique voter pour lui!


Ron Paul, c'est du libertarien sans additifs et sans édulcorants! C'est meme du très lourd! Il parait que la ville de Tampa, havre de paix des familles bourgeoises conservatrices abonnés à leurs déambulateurs affichent ostentatoirement sur leurs pelouses leurs préférences libertariennes. Il faut dire que si Mac Cain rencontre Hillary au tournant, les vrais républicains n'auront que le choix entre la gauche et l'ultra gauche! Autant dire que cet électorat se rendra aux urnes comme un socialiste un certain mois de mai 2002...avec un pince à linge sur le nez...


Ces réflexions liminaires nous conduisent droit au débat du jour. C'est du Woland tout craché, et ça se passe chez le Conservateur

mercredi 9 janvier 2008

Obama Bitch in the Black House!

Ce pourrait etre le titre d'un roman où l'horreur viendrait se méler à un traquenard politico-financier sur fond de violences évidemment américaines, mais ce n'est pas de celà dont il s'agit. Les primaires viennent à peine de commencer et je constate, o divine surprise, que tout le monde le trouve ultra top trop cool ce Sénateur de l'Illinois. La blogosphère française, ou du moins ce qu'il en reste (vu le niveau de consensus pathétique atteint) ne jure que par Obama et par Clinton! Il n'y a qu'à jeter un oeuil (mais ne restez pas trop longtemps sur ces sites à la nocivité patentée) chez lui, mais aussi chez lui. Bon je ne permettrai pas ici de me livrer à la gaudriole et de tomber dans l'excés en vous demandant quelle est la différence entre un noir et une pute...Non, le sujet de ce post est par trop sérieux pour vous répondre qu'une pute quand on l'attache avec des menottes, elle ne chante pas le blues! Non laissons pour les esprits simplets ces vomissures d'un esprit tétanisé par le grand satanisme des temps modernes: la vulgarité répandue à la surface de la terre!


Plus sérieusement, s'il est indéniable qu'Obama est black et que la question de savoir si Clinton passe sa vie sur les pavés aurait de quoi surprendre le visiteur perdu ayant pénétré sur 5YearsLater (le seul blog fumeur!). Car il y a de la Royal dans la Clinton, meme si cette dernière refuse toute comparaison. Il est difficile de fermer les yeux sur leur obsession du pouvoir. Je suis convaincu que si Ségolène Royal eut été un jour lointain projeté sous les feux de la rampe par un marriage réussi avec un homme politique ayant gravi toutes les marches de la gloire et du pouvoir pour venir terminer sa course sur le péron de l'Elysée, elle se serait sans doute présenter à la Présidentielle. Mais je fabule et j'en perds le fil, je veux dire l'essence de mon post!


Etre black c'est top cool. Etre une meuf, bien sapée, liftée et qui fréquente la haute en parlant de la misère du monde, c'est tendance! Tout est donc réuni pour que Mike Huckabee, comme Walker il y a 3 ans, passent entre les lignes, incognito! Oui je m'emporte un peu. Pardonnez-moi, mais on n'est pas chez Versac ici. Car, tenez vous bien, on ose affirmer en ces lieux souvent touchés par la grace, que ce serait tout, sauf un progrès top trop kiffant d'avoir à recevoir à l'Elysée un président américain black. Pourquoi? Tout simplement parcequ'il est, et ce bien malgré lui, marqué par l'histoire de l'Amérique, basée sur la ségrégation et sur l'ésclavagisme au service du Blanc. Aussi, parcequ'on ne veut pas d'une Amérique européanisée à l'heure où l'humanité a rendez-vous avec elle-meme. Ce n'est évidemment pas la couleur de peau qui vient ici déterminer les compétences pourtant hors du commun de ce jeune politicien non. C'est son appartenance à une minorité sur laquelle s'est faite un pays et qui continue, malgré l'émergence depuis presque un demi siècle d'une bourgoisie black puissante et riche, d'exploiter pleinement avec la plus grande réussite les écarts démographiques entre blancs et minorités (pour combien de temps?).


La question essentielle qui entoure ses primaires est donc celle du vote communautariste. Existe-t-il et si oui en faveur de qui? Les femmes ne votent pas majoritairement pour Hillary. Il faut dire que Blackou étant plutot beau gosse, il y en a quelques unes dont les palpitations cardiaques ont fait pencher la balance en faveur du jeune loup. Quid de la communauté noire? Elle vote Obama parbleu! Et pas qu'un peu! Un ami me laissait meme entendre qu'un phénomène comparable à ce qui s'est passé en France en 2007 est actuellement en train de voir jour aux Etats-Unis. En effet, des jeunes issues des minorités voient en Obama un véritable sauveur et ces jeunes (ou moins jeunes) qui n'ont souvent jamais voté, prennent les choses à coeur cette fois.


Alors quelles seront les épaves, qui, s'étant risquées à braver les sirènes des sondages ambiants et des pronostiques de nos chers journalistes, se réveilleront sur cette plage le lendemain des élections en constatant que la Maison Blanche est demeurée blanche?

vendredi 4 janvier 2008

L'heure des prédictions

Mike Rocks


Au lendemain des primaires de l'Iowa, tous les journaux français sans exceptions relaient avec une exaltation digne d'un modernisme tout approprié la victoire d'Obama sur ses rivaux démocrates tout en se demandant franchement qui peut bien se cacher derrière la simplicité tendance red neck de Mike Huckabee. Tous ces canards boiteux se mettent à réver de l'élection d'un jeune black à la tete de la seule superpuissance. Il est vrai qu'à l'heure du grand "mélangez-vous" interplanétaire, ce scénario viendrait boucler la boucle. Imaginez en effet un pacifiste, black de surcroit, ayant étudié l'islam dans une école coranique, prendre les reines d'une Amérique détestée du fait du double mandat du Président sortant.


Seulement, tout indique que le jeune Obama risque de se prendre une sacrée pilule à la sortie. Ce n'est surement pas l'impopularité avérée de Bush qui rend ce dernier plus sympathique et plus apte que ses rivaux à gouverner ce pays, comme le sous-tend l'opinion dominante. Souvenez-vous de la dernière élection. Tout le monde annonçait la défait des républicains et l'avènement programmé de Kerry. Tout le monde voyait dans cette élection la transformation que l'Amérique était en droit d'espérer. Car comme le monde change immuablement, pourquoi diantre l'Amérique elle meme ne changerait-elle pas?


Mais c'est ici faire montre d'un zèle quelque peu éprouvé et ceci pour des raisons très simples qui, comme c'est étrange, échappent totalement aux européens et plus particulièrement aux français. L'Amérique ne souhaite pas le changement. L'Amérique est attachée aux valeurs chrétiennes qui constituent le socle épais et indéboulonnable de son architecture. L'élection ne se jouera donc pas, comme cela est d'ores et déjà annoncé, sur le pouvoir d'achat, la couverture maladie ou la guerre en Irak (dont on parle beaucoup moins ces derniers temps...coïncidence?) mais bel et bien sur les valeurs, le legs des pères fondateurs et ce malgré une immigration croissante et quasi exponentielle qui, c'est unique dans le paysage démocratique mondial, n'est pas un facteur de déstabilisation électoral.


Alors quid du futur Président? Je ne pense guère prendre de risque en annonçant la défait des démocrates et la victoire de Mike Huckabee qui saura capter plus que personne l'électorat tellement "fondamentaliste" des états du sud ainsi que les industriels traditionnellement républicains de la cote est. Le premier scrutin qui a eu lieu hier dans l'Iowa est révélateur de cet état de fait. Une énorme participation a propulsé l'ancien gouverneur de l'Arkansas en tete des candidats républicains. L'ancien maire de New York a quant à lui snobé ce premier rendez-vous pour ce concentrer sur l'électorat de l'état de la Floride.


La course est encore longue, mais gageons que tous les pronostiqueurs français, véritables devins et fins connaisseurs de la politique américaine, auront une fois encore trouvé une digne source d'inspiration dans leur boule de cristal.

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