Bréviaire de l’amalgame à destination de quelques quidams (Réponse à Rue Quatre-Vingt Neuf)
Par Major Tom |
lundi 7 juillet 2008 à 03:58 | General
| #2498
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«Le Spectacle est dans la rue. »
Blaise Cendrars, Emmène moi au bout du monde
Mesdames et messieurs les journalistes, le spectacle est dans la rue et il s’agit du votre. Ouvrez vos yeux bien grands !
L’amalgame est un exercice rhétorique qui peut faire décoller une carrière journalistique avec la puissance des réacteurs de la navette Challenger ! Mais vous connaissez, je l’espère, le destin tragique de cette fusée et de son équipage…
Je me permets d’exercer à votre égard, un droit de réponse, mûri, réfléchi et ayant pour seul et unique objectif de détruire votre misérable petit article rapidement torché et mis en ligne sur un non moins misérable site au sein duquel des cloportes intermittents citant pêle-mêle Isabelle Alonso ou Michel Onfray et des apologistes du transsexualisme égalitaire comme conditio sine qua non du bonheur terrestre, colportent de biens étranges idées. Ce droit de réponse puise, qui plus est, (ce qui constitue une impardonnable erreur de ma part) une certaine légitimité dans la relation de confiance que j’avais vainement tentée d’édifier avec vous. Nous nous étions parlés au téléphone et vous avais expressément averti sur les dangers hautement nocifs des jeux de l’amalgame. Vous avez préféré ne pas tenir compte de mes remarques et avait délibérément endossé les apparats de la petite opportuniste de service désireuse de se faire un nom au sein de cette profession qui est la votre et qui, c’est une évidence, a bien évolué depuis les « mises à l’écart » accidentelles de Louis Pauwels ou d’Orwell.
Votre « ferme des animaux » se penserait-elle séditieuse, elle n’en aurait certainement pas conscience. C’est précisément ce qui sépare votre espace du notre. L’étanchéité idéologique est calculée et par conséquent, très proche d’une perfection que vous ne pourriez guère soupçonner.
Mais refermons ce guillemet liminaire, et si vous le voulez bien, donnons-nous la main et partons tous les deux vers les dangereux rivages de la Vérité, celle qui, je l’espère, vous préservera d’un procès qui pourrait, le cas échéant, s’avérer bien compromettant. Il est évident que Maître Mignard n’a pas le monopole de la menace intransigeante et que nous nous devons également de recourir à l’arsenal juridique qui est à notre disposition pour vous faire passer cette pilule au goût amer.
Ainsi et aux fins de vous expliquer les voluptueux délices de la confusion, je procéderai en deux temps. Rien de bien original, je vous l’accorde. Aujourd’hui, j’envisagerai la forme de votre article pour ensuite me tourner sur le fond, dans une parodie qui sera publiée prochainement, afin que vous puissiez retrouver sereinement le chemin de la cohérence unifiée et ne pas céder naïvement aux sirènes diaboliques de la duplicité !
Sunburn…Muse…Vous connaissez ? Après le concert de Léo Ferré enregistré en 1984 au théâtre des Champs-Élysées…T’es rock Coco ? Allumage des moteurs…Roger ? Vous prendrez bien un verre avant de décoller ? Non ? Bon…Attachez vos cigarettes et éteignez vos ceintures. Nous allons rejoindre le fond du fond…Cet indicible trou noir duquel émane une putrescible propension à la négation, le tout, c’est normal, fardé d’une adoration d’un monde « télétubisé » dans lequel vos amis et vous-mêmes prenez un malin plaisir à vous ébrouer afin de remplir vos existences mornes et intrinsèquement dépourvues de sens.
Au niveau de la mise en page. Rien à dire. La propagande telle que vous l’ont enseigné vos maîtres, Marx, Engels, Bakounine, et plus récemment Edwy Plenel, Serge July ou Jean- François Khan, a été parfaitement assimilée et fonctionne à plein régime. C’est excellent. De quoi douter d’un affaissement quelconque des talents au sein des rédactions. Non vraiment, c’est un véritable joyau de l’orfèvrerie journalistique. A l’instar d’un diamant noir monté sur une chevalière aurifère, je ne me lasse pas de le regarder, de l’observer et de l’examiner sous toutes ses coutures afin de ne rien manquer du substrat métaphysique qui l’imprègne dignement.
La photo de Marine Le Pen figure en haut, sous un titre univoque qui tapera à l’œil des lecteurs, c’est certain. Il faut vendre, attirer de nouveaux regards, être productif, créatif, maîtriser une communication dont on ne connaît que trop bien l’importance en ce début de 21ème siècle. Et puis, il faut paraître sympathique, fréquentable et trop top cool, sans quoi, nous passerions aisément à côté de l’essentiel. De plus, Marine est plutôt photogénique, ce qui ne gâche en rien la mise en page ! Vous êtes décidément formidaaaaaable et Marine subsidiairement assez baisable !
Sur un article relativement court, j’observe qu’environ trente mots et/ou expressions sont encerclés par des guillemets, figure lexicologique transmuée pour les besoins de la cause en de sympathiques, mais encombrants geôliers qui viennent malheureusement trahir une perversion du langage et de l’expression que l’on retrouve-je vous rassure et vous épargnerai ainsi une attaque ad hominem déplacée et inutile- aussi bien dans la presse de gauche quand dans sa sœur jumelle dite "de droite". Cela me rappelle une nuit pas si lointaine où, tranquillement allongé sur mon lit, j’écoutais distraitement BFM, cette radio d’informations économiques où les animateurs se prennent pour d’éminents connaisseurs du monde des affaires. Cette radio donc, se fendait d’un spot publicitaire informatif dans lequel elle procédait à une sorte d’appel d’offre d’un type assez inédit. En effet, le directeur de l’antenne a probablement cru bon de se lancer à la recherche de la nouvelle star de la radiophonie économique en exhortant les auditeurs à envoyer leurs candidatures afin de pouvoir prendre la place de celui qui reprendrait l’antenne pour rassurer publiquement la planète sur les bienfaits par essence crisogènes d’une politique économique mondiale basée sur des préceptes que Brejnev lui-même n’aurait certainement pas reniés. Mais c’est une autre histoire qui nous éloigne de notre enclos vertigineusement propice à la digression…Tout cela pour vous dire, mademoiselle Corlin, que vous êtes une victime collatérale des mesures décidées par notre bon ministre de l’éducation nationale d’une époque calamiteuse et dont l’épouse philosophe aurait sacrément besoin de se faire prendre violemment sur une aire d’autoroute rhodanienne à la lumière d’une Porsche décapotable en une jolie soirée estivale, vous savez, quand l’air frais vient s’emmitoufler dans ces aspérités que nous, mâles sarcastiques et dominants, aimons à lécher pour vous faire croire un bref instant que vous existez réellement. Mais je m’égare, une fois de plus. Remarquez, vous saviez en vous aventurant ici que les chemins de la Vérité étaient comparables au plus insoutenable calvaire. Reprenons je vous prie ma petite Peggy.
François Desouche est un site Internet dont le fonctionnement est assez proche de celui d’une agence de presse. Les informations disséminées sont souvent intéressantes. Il m’arrive de me rendre sur ce site, de manière assez dilettante, vous me pardonnerez ce manque d’assiduité et parfois, lorsque le jeu en vaut la chandelle, je me permets même un référencement délicat, invitant nos lecteurs à se rendre chez ce jeune blond chef d’entreprise de 28 ans.
Si vous eussiez pris le temps de parcourir notre site sans vous arrêter aux dernières publications, vous auriez sans doute remarqué que Desouche, tout autant que Le Pen, en a pris pour son grade. Pour la faire courte, Desouche et son ramassis de lecteurs écervelés sont aux antipodes de nos références et de nos aspirations. Malheureusement, comme Dantec a pu en faire l’expérience à l’époque de l’affaire des « identitaires », les interconnections et les lignes de fracture, face à des menaces internes que l’observateur attentif n’aura aucune difficulté à identifier, sont inévitables ; un peu comme les multiples courants qui composaient la Résistance au lendemain de l’armistice franco-allemande. Juste pour vous dire que les français ne changeront jamais. Il y a ceux qui sont épris de liberté et les autres, les collabos. Les défis ont certes, changé de nature ; l’invasion de visage ; le modus operandi également ; mais les mentalités demeurent, intemporelles et gravées dans le marbre de notre histoire collective.
Desouche et ses lecteurs entretiennent des rapports franchement amicaux avec les Thierry Meyssan, Soral et autre Dieudonné. Ces rois de la théorie conspirationniste, à laquelle se sont agrégés de nombreux intellectuels tels que Marion Cotillard ou certains de vos confrères, entretiennent également des rapports idéologiques étroits avec la gauche française capitularde et a fortiori avec votre joyeux club de Hackers intermittents plus connus sous le nom de Rue quatre-vingt neuf.
Aficionados de la culture de la mort, accrocs d’un festivisme sans frontières et dégénérescent, laudateurs du renoncement nécessaire à l’autorité, zélotes dogmatiques de l’athéisme sociétal comme nouveau mode de vie, défenseurs du grand métissage interplanétaire, avocats d’un égalitarisme forcené initié par un citoyen genevois en manque de reconnaissance: vous êtes les dignes héritiers des idées révolutionnaires, de ce substrat idéologique qui a fait chavirer la France dans l’ère de la post-modernité et qui portaient en elles toutes les inepties que nos chers juges et législateurs européens et onusiens s’escriment à répandre à la surface de la terre, contre l’avis majoritairement écrasant des peuples, comme un diktat certes policé mais au combien toxique. Un troisième Reich qui lui n’aura même pas eu la délicatesse d’accéder au pouvoir par la voie démocratique ! (lien avec ILYS et Hitler)
Votre article porte essentiellement sur la "French Pride" organisée par Desouche dans le 15ème arrondissement de Paris. Il ne fait en aucun écho à la rencontre plus intimiste que j’avais initiée il y a déjà quelques semaines Place du Panthéon. Je pense honnêtement que « ceux qui « déploient leur rhétorique nationaliste au fil de longs posts argumentés » méritent qu’on les étudie d’un peu plus près, mais votre emploi du temps de ministre conjugué à votre incapacité notoire à appréhender correctement le monde complexe qui vous entoure, constitue probablement un obstacle de taille à l’établissement de la Vérité. Ainsi, se trouvent justifiés vos raccourcis boiteux ainsi que vos préjugés radicaux.
Julius réfléchit dites-vous ! Encore heureux ! Je ne suis pas allé le chercher dans le maelström rmiste propre aux commentaires édifiants de Desouche. La question de l’anonymat ne vous concerne pas. Comme je vous le faisais remarquer lors de notre dernière conversation téléphonique dimanche après-midi, nous ne sommes pas rémunérés en fonction du nombre de caractère (et ne bénéficions pas d'un secrétaire pour la relecture de nos billets souvent rédigés à la hate après une journée de travail assez frénétique). Nous travaillons tous dans des domaines assez variés qui n'ont rien à voir avec le journalisme et pouvons modestement nous targuer de vous être légèrement supérieurs. Que voulez-vous ? Nous ne croyons pas aux chimères et à la première d’entre elles : l’égalité ! A ce titre, l’anonymat se justifie, mais nous ne sommes pas dupes pour autant. Il est tout à fait possible de déterminer le domicile et l’identité de n’importe quel individu qui se serait aventuré ne serait-ce qu’une seule fois sur le Web. Je suis d’ailleurs le seul à avoir fait mon « coming out ». Je ne pense pas avoir subi une cabale et ne me considère aucunement comme un paria de la modernité, professionnellement entends-je. Tout cela pour dire que la proposition de la député finlandaise suceuse de glace et visant à créer un « label de qualité » est dans la digne lignée des lois liberticides entérinées dans la joie et l’allégresse par la gauche plurielle. Voyez-vous, je fais parti de ceux qui pensent que la liberté d’expression se doit d’être totale. Je m’oppose ainsi à toute censure, quelle qu’elle soit et ce dans la mesure où précisément, je ne vous l’apprendrais pas, le langage prédétermine la pensée. Si, par conséquent, on décide arbitrairement de supprimer une partie (même ignoble et maléfique) du Verbe, c’est la porte ouverte à des dérives bien plus pernicieuses qu’une batterie juridique de sanctions douces et vouées à une utilisation économe.
Ainsi, et après vous avoir instamment demandé de bien vouloir supprimer le lien qui figure sur votre article et qui renvoie vers notre site, je sollicite également auprès de vous la publication d’un mea-culpa dans les colonnes de Rue 89 ou à la suite de l’article visé.
N’hésitez pas à me recontacter si vous avez besoin de plus ample précisions, c'est toujours un plaisir de pouvoir causer avec vous.
To be continued…







Commentaires
1. Le lundi 7 juillet 2008 à 04:57, par Marcel Kermes
2. Le lundi 7 juillet 2008 à 05:04, par MT
3. Le lundi 7 juillet 2008 à 06:06, par Marcel Kermes
4. Le lundi 7 juillet 2008 à 06:10, par MT
5. Le lundi 7 juillet 2008 à 06:18, par le conservateur
6. Le lundi 7 juillet 2008 à 06:27, par MT
7. Le lundi 7 juillet 2008 à 06:59, par DagorDagorath
8. Le lundi 7 juillet 2008 à 07:36, par Naufana
9. Le lundi 7 juillet 2008 à 09:04, par MT
10. Le lundi 7 juillet 2008 à 09:09, par Paracelse
11. Le lundi 7 juillet 2008 à 09:17, par Le Chieur Américain
12. Le lundi 7 juillet 2008 à 10:03, par Qui habite, mon corps
13. Le lundi 7 juillet 2008 à 10:12, par MT
14. Le lundi 7 juillet 2008 à 10:28, par DagorDagorath
15. Le lundi 7 juillet 2008 à 10:36, par Marcel Kermes
16. Le lundi 7 juillet 2008 à 10:51, par MT
17. Le lundi 7 juillet 2008 à 11:30, par Marcel Kermes
18. Le lundi 7 juillet 2008 à 11:44, par MT
19. Le lundi 7 juillet 2008 à 13:15, par Qui habite, mon corps
20. Le lundi 7 juillet 2008 à 13:25, par Proton
21. Le lundi 7 juillet 2008 à 16:47, par raph
22. Le lundi 7 juillet 2008 à 16:48, par raph
23. Le lundi 7 juillet 2008 à 17:39, par Skandal
24. Le lundi 7 juillet 2008 à 17:50, par Hank
25. Le lundi 7 juillet 2008 à 18:05, par DagorDagorath
26. Le mardi 8 juillet 2008 à 01:27, par Julius
27. Le mardi 8 juillet 2008 à 04:16, par MT
28. Le mardi 8 juillet 2008 à 06:53, par Proton
29. Le mardi 8 juillet 2008 à 11:34, par Julius
30. Le mardi 8 juillet 2008 à 13:14, par Proton
31. Le mercredi 9 juillet 2008 à 06:03, par oradour
32. Le mercredi 9 juillet 2008 à 06:10, par MT
33. Le mercredi 9 juillet 2008 à 06:31, par fred
34. Le mercredi 9 juillet 2008 à 06:58, par MT
35. Le mercredi 9 juillet 2008 à 07:19, par DagorDagorath
36. Le mercredi 9 juillet 2008 à 21:45, par Alceste
37. Le jeudi 10 juillet 2008 à 08:06, par Foz
38. Le jeudi 10 juillet 2008 à 08:25, par Cricri Tique
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