L’art de la guerre est vital pour l’Etat.
C’est une question de vie ou de mort, la route vers la sécurité ou la ruine.
C’est donc un sujet qui doit être étudié profondément.
Sun TZU
La lutte opiniâtre qu'ont mené certains dans notre société depuis de nombreuses années afin d'abolir le culte du héros a fini par porter ses fruits .

Le film "Joyeux Noël" nous fit la description de soldats fraternisant au milieu des combats de la première guerre mondiale , mettant l'accent sur leur absence de otivation dans cette guerre et oubliant ce faisant ceux qui l'ont vraiment vécue et qui soulignent leur patriotisme et leur volonté d'en découdre .

« Aujourd’hui, on part de ce point de vue sans voir que ce n’était pas forcément celui des hommes du temps. Des dizaines de milliers d’Australiens et de Néo-Zélandais ont traversé le globe pour venir se battre sur le continent européen. Il n’y avait pas de conscription au Royaume-Uni en 1914, et les Ecossais qu’on voit dans Joyeux Noël sont des volontaires. On ne comprend pas que ces hommes sont là par engagement patriotique même les Allemands et les Français -sauf exception- car le film donne l’impression que les combattants ne consentaient pas à cette guerre, qu’ils la désavouaient toujours. De même, les poèmes patriotiques virulents dits par les écoliers de tous les pays font par leur accumulation dans le film un effet de propagande, alors qu’ils étaient enseignés et récités avec une conviction au premier degré. »


L'auteur d'Orages d'acier d'Ernst Jünger s'il évoque lui aussi ces brefs rapprochements , ne mentionne pas de volonté de fraternisation .La peur et la description effryante de leur quotidien , l'absence de haine fanatique vis a vis de l'ennemi ( de jeunes hommes comme eux ) , mais pas de volonté de fraternisation . Erreur de lecture .



Fait minime me direz vous mais assez symbolique me semble-t-il :la RAF ( qui au sein de cette vénérable institution ?? ) interdit désormais de peindre les célèbres pin-ups sur le fuselage des bombardiers engagés par exemple en Afghanistan au motif qu'elles pourraient offusquer la sensibilité de certains .


Plus proche et illustrant de façon dramatique l'aboutissement du travail de sape , un psychiatre militaire au cours d'un récent colloque fait ce constat accablant : les soldats ne veulent plus combattre , ils veulent secourir .

"Quel discours porte aujourd'hui l'institution militaire dans les médias, quelles sont les images privilégiées dans les reportages ?" s'interroge l'officier psychiatre qui constate "l'évitement des spectacles sanglants". "Le terme verbal défendre n'est-il pas devenu l'euphémisme de celui de combattre. Il y avait autrefois un ministère de la Guerre, devenu ministère des armées, puis aujourd'hui celui de la défense. Ne faudrait-il pas remartialiser notre vocable en parlant de ministère des forces armées? "

L'atavisme séculaire , le mythe du surhomme se mesurant à des périls sans cesse plus grands n'existe désormais que chez nos ennemis .
"Gagner toutes vos batailles n’est par la meilleure chose ; l’excellence suprême consiste à gagner sans combattre."

Et ceci est grandement facilité si vous avez par un travail psychologique oté toute volonté de se battre à votre ennemi .