Alors que Koz' voit dans l'élection de Nicolas Sarkozy une potentielle sortie de crise à la guerre civile qui continuerait d'opposer la Droite et la Gauche depuis les heures souvent bien sombres de la Révolution Française, il convient de remettre les pendules à l'heure et d'attirer son attention (ainsi que la votre chers lecteurs!) sur les propos extrèmement graves tenus par le Sénateur Socialiste Jean Luc Mélenchon sur son blog au sujet de la fermeture imposée par Hugo Chavez à la chaine privée RCTV. texte alternatif


Le furibond rageur de l'Essonne s'indigne en effet contre l'initiative heureuse et courageuse de parlementaires européens du PPE qui ont déposé un projet de résolution concernant le non renouvèlement de la licence de diffusion à RCTV, et qui cherchent, par ce geste purement symbolique, à condamner les derniers agissements tyranniques du dictateur vénézuélien. Pour Mélenchon, la décision de Chavez est "légale et légitime"...Tout comme les assassinats décidés en vertu de la Loi des Suspects en définitive. Pour Mélenchon, il suffit qu'un cadre légal existe pour que soit légitimée une décision, fusse-t-elle attentatoire à une liberté fondamentale, la liberté d'expression! On peut en poussant le raisonnement à son paroxysme que les décisions d'instaurer des camps de concentrations nazis et/ou communistes en Allemagne et en URSS étaient légitimes dans la mesure où précisément, ces décisions s'inscrivaient dans un cadre légal et donc...légitime!


texte alternatif Soutenir un dictateur est une chose. Tromper son monde en est une autre. En effet, Mélenchon mélange tout, confond ses sources (sciemment, cela va s'en dire!) quand bien même il se répand dans une vaste entreprise mensongère à laquelle, une foultitude de gauchistes décérébrés adhèrent sans sourciller. Belle illustration de ces nouveaux systèmes d'alliance au sein desquels convergent tels des affamés sur des chemins tous ceux qui ne voient dans les multiples provocations du régime de Téhéran aucune raison de s'inquiéter; les relations franchement "détendues" entre le dictateur sud-américain et le fou furieux de Téhéran à la solde des Mollahs réjouissant l'extrême gauche française et partant, bon nombre de figures socialistes, parmi lesquelles Mélenchon en personne. Car selon ce révolutionnaire débonnaire, les élections législatives organisées en 2005 au Vénézuéla ont été on ne peut plus démocratiques. Tout comme l'ont été les élections présidentielles de 2000. C'est pas Mélenchon qui le dit, c'est la Fondation Carter. Sauf que la fondation créée par cet ancien président américain qui, par son laxisme et son antisémitisme clairement affiché, a facilité la Révolution Islamique en 1979, est très claire sur le sujet:


Due to the lack of transparency and to the Consejo Nacional Electoral (CNE; "National Electoral Council") partiality, and political pressure from the Chávez government that resulted in early elections, we are unable to validate the official CNE results.[1]



Mais donnons à Mélenchon une petite leçon d'économie vénézuélienne. Tout d'abord, et afin de comprendre le système Chavez, il est nécessaire de rappeler quelques chiffres élémentaires à la juste appréhension du système marxo-mafieux mis en place par Chavez (et donc cautionné par Mélenchon!):


Le Vénézuéla, membre du cartel de l'OPEP, est le cinquième pays au monde exportateur de pétrole. La Pétroleos de Venezuela S.A, entreprise nationalisée dirigée par un fidèle de Chavez et de la cause internationale: Rafael Ramirez. En décembre 2002, plusieurs milliers de personnes employées par la société pétrolière se mettent en grève et paralysent la production pétrolière pendant près de deux mois. Chavez n'hésite pas et vire manu-militari pas moins de 19,000 employés.Suite à cette affaire, l'Organisation International du Travail, dans un rapport accablant, estime que de lourdes allégations de tortures et de traitements inhumains et dégrandants pèsent sur les dirigeants de cette société et sur le régime de Chavez [2].


texte alternatifLa stratégie d'alliances mentionnée ci-dessus avec l'Iran n'a d'autre explication que l'achat de la paix sociale garantie par des rentes financières toujours accrues par une cotation du brent exorbitante et fixée de manière unilatérale par le cartel de l'OPEP, qui, indirectement ou non, finance bon nombre d'organisations terroristes par le biais d'un circuit éprouvé et reconnu de blanchiment d'argents via certains paradis fiscaux aux législations laxistes et aux politiques mal-attentionnés et peu regardant. L'économie du Vénézuela dépend donc exclusivement de la rente pétrolière et il n'est nul besoin de mentionner que les investisseurs privés désirant développer d'autres secteurs utiles au bon fonctionnement de l'économie ne sont pas les bienvenus, sauf, bien entendu, s'ils se décident à endosser "l'excellence" des politiques de nationalisation et de recours débridés aux micro-crédits menées par Chavez.


L'économie va mieux. C'est un fait. La croissance est au rendez-vous, mais à quel prix? A celui d'une entente avec d'autres régimes totalitaires, tels que l'Iran, L'Angola ou l'Arabie Saoudite et de multiples manipulations dans les appareils et dans les méthodes de calcul des indices du chômage, de la pauvreté et de l'investissement. Ainsi, selon les chiffres officiels distillés par le gouvernement vénézuélien, le taux de chomage aurait été divisé par deux en l'espace de trois ans, passant ainsi de 20% à 10% entre 2003 et 2006. Mais quelle est la définition d'une personne à la recherche d'un emploi selon les autorités locales? Selon le gouvernement, une personne au chômage est un citoyen vénézuélien agé d'au moins 15 ans ayant recherché un emploi depuis plus d'une semaine à compter de la fin de son activité précédente. Exclus de cette définition, les vendeurs à la sauvette des grands centre urbains aux développements anarchiques qui ne gagnent pas plus de 2 dollars U.S par jour. Il est vrai que Mélenchon et la gauche du P.S préfèrent critiqués les "emplois précaires" d'outre-manche plutot que de reconnaitre l'inanité d'un système économique qui préfère maintenir l'illusion d'une application du modèle marxiste tellement efficace.


Alors que penser du billet de Koz' évoqué plus haut, en guise d'introduction? Peut-etre pourrions nous en discuter avec cet individu?