De Quelle Menace On Parle?
Par Major Tom |
mardi 15 mai 2007 à 13:56 | Au Dessus De Nous
| #1603
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Maintenant que vous avez choisi Sarkozy, le croisé et le sioniste assoiffé du sang des enfants, des femmes et des vieillards musulmans (...), nous vous avertissons que les prochains jours verront une campagne djihadiste sanglante dans la capitale de Sarkozy
C'est par ce communiqué sans équivoque que les Brigades Abou Hafs al-Masri ont accueilli l'élection de Nicolas Sarkozy.
La France, épargnée depuis plus de dix ans par ceux que l'on appelle communément les sudden jihadi, est sur ses gardes. Le nouveau Président, entouré du gratin du contre-espionnage, ne connait que trop bien la réalité de la menace terroriste pesant sur la France. De son bureau de la Place Beauveau, Nicolas Sarkozy aura réussi à préserver l'inviolabilité du territoire.
Ce nouveau communiqué vient rappeler à ceux qui l'auraient oublié (ou à ceux qui feignaient de l'avoir oublié; ce qui est plus grave), que la proposition de l'Autorité Palestinienne de "béatifier" Jacques Chirac en lui offrant une rue éponyme dans Ramallah ferait presque passer les quelques diablotins fanatisés de l'armée de Dieu pour d'inoffensif bigots, même si, il est de notre devoir de rappeler, des divergences profondes existent et continuent d'exister entre l'Autorité Palestinienne et le Hamas.
A l'heure où le monde musulman est en ébullition, on comprend la volonté de Nicolas Sarkozy de créer en France, au sein meme de l'Elysée, l'équivalent français du National Security Council américain: une garde rapprochée de conseillers spécialistes des questions de sécurité et de terrorisme international. L'occasion aussi de tirer un trait sur le fameux domaine réservé, autre exception française parmi tant d'autres. A cet égard, la nomination du futur pensionnaire du Quai d'Orsay prend toute son importance. On comprend alors que dans une telle configuration, à un moment charnière où l'on se doit de procéder à un lifting total de l'organigramme diplomatique français, le recours à Hubert Védrine et/ou à Bernard Kouchner puisse etre justifié. Le futur chef de la diplomatie française devra en effet satisfaire à deux critères fondamentaux pour mener à bien le volet diplomatique de la lutte anti-terroriste: une connaissance irréprochable des relations internationales d'une part (ce qui n'était évidemment pas le cas de Philippe Douste-Blazy) mais aussi un carnet d'adresses fourni au sein des services et des corps concernés. Il devra aussi être capable de travailler efficacement avec des acteurs de la société civile spécialistes émérites de ces questions hautement importantes, tout en acceptant le role prépondérant que prendra le conseiller de la sécurité nationale dans le bureau du Président. Ce n'est peut-être pas tant l'approche de la diplomatie à la française que son modus operandi qui va être appelée à évoluer de manière spectaculaire. La nomination de Védrine viendrait confirmer cela. En revanche et outre l'apparent recours Védrine/Kouchner pour tuer la gauche, il faut reconnaitre à Nicolas Sarkozy cette vision moderne, dynamique et adaptée aux menaces qui se font de plus en plus pressantes. Il ne le sait que trop bien. Si Al-Qaeda n'a pas frappé la France durant les douze ans de la présidence de Jacques Chirac, c'est qu'il y avait des raisons évidentes. Désormais, la donne a changé. Au sein des populations arabes du moyen-orient, Chirac était l'ami sur lequel on pouvait compter pour aller plaider la cause à la tribune d'une organisation internationale ou à la table d'un G8. Son anti-américanisme viscéral était acclamé, adulé et sanctifié. Aucune raison au fond pour Al-Qaeda de frapper le royaume d'un souverain ami...du moins aux yeux des populations. L'histoire du voile est presque oubliée.
Désormais, on a la preuve que le nouveau numéro un est un croisé. Regardez son arbre généalogique, son voyage aux Etats-Unis, son arrogante modernité. Le rais égyptien le sait. Le départ de Chirac sonne le glas de la paix social dans cette région du monde. Le Président français étant perçu par beaucoup comme le super ministre des affaires étrangères de la Ligue Arabe...Jacques Chirac: une matière qui, à l'instar de l'or noir, était une énième garantie spécieuse de paix sociale négociée avec les oligarques du coin. La page est tournée. Les nouveaux califes embourgeoisés du Golf n'ont plus que le pétrole et leurs yeux pour pleurer. "Chirac is gone...for ever in our hearts..." pourrait-on peut-être entendre du Caire à Ramallah.
C'est dans cette occurrence remarquable et à travers cette réforme tellurique de l'appareil diplomatique que la situation échappe totalement à François Hollande et à ces camarades socialistes qui montrent encore une fois, si besoin était, qu'ils ne saisiront jamais l'ampleur du défi qui s'impose à nous. Et C'est par le biais de déclarations guerrières et de communiqués officiels improvisés dans le chaos le plus total qu'ils brandissent la menace de l'exclusion pour celles et ceux qui seraient prets à trahir le parti...alors qu'ils ont à l'esprit une toute autre menace...Décidément, le premier Secrétaire du Parti Socialiste n'a toujours pas compris qu'avec cette élection, nous étions enfin entrés de plein pied dans le 21ième siècle, celui des grands changements.
La France, épargnée depuis plus de dix ans par ceux que l'on appelle communément les sudden jihadi, est sur ses gardes. Le nouveau Président, entouré du gratin du contre-espionnage, ne connait que trop bien la réalité de la menace terroriste pesant sur la France. De son bureau de la Place Beauveau, Nicolas Sarkozy aura réussi à préserver l'inviolabilité du territoire.
Ce nouveau communiqué vient rappeler à ceux qui l'auraient oublié (ou à ceux qui feignaient de l'avoir oublié; ce qui est plus grave), que la proposition de l'Autorité Palestinienne de "béatifier" Jacques Chirac en lui offrant une rue éponyme dans Ramallah ferait presque passer les quelques diablotins fanatisés de l'armée de Dieu pour d'inoffensif bigots, même si, il est de notre devoir de rappeler, des divergences profondes existent et continuent d'exister entre l'Autorité Palestinienne et le Hamas.
A l'heure où le monde musulman est en ébullition, on comprend la volonté de Nicolas Sarkozy de créer en France, au sein meme de l'Elysée, l'équivalent français du National Security Council américain: une garde rapprochée de conseillers spécialistes des questions de sécurité et de terrorisme international. L'occasion aussi de tirer un trait sur le fameux domaine réservé, autre exception française parmi tant d'autres. A cet égard, la nomination du futur pensionnaire du Quai d'Orsay prend toute son importance. On comprend alors que dans une telle configuration, à un moment charnière où l'on se doit de procéder à un lifting total de l'organigramme diplomatique français, le recours à Hubert Védrine et/ou à Bernard Kouchner puisse etre justifié. Le futur chef de la diplomatie française devra en effet satisfaire à deux critères fondamentaux pour mener à bien le volet diplomatique de la lutte anti-terroriste: une connaissance irréprochable des relations internationales d'une part (ce qui n'était évidemment pas le cas de Philippe Douste-Blazy) mais aussi un carnet d'adresses fourni au sein des services et des corps concernés. Il devra aussi être capable de travailler efficacement avec des acteurs de la société civile spécialistes émérites de ces questions hautement importantes, tout en acceptant le role prépondérant que prendra le conseiller de la sécurité nationale dans le bureau du Président. Ce n'est peut-être pas tant l'approche de la diplomatie à la française que son modus operandi qui va être appelée à évoluer de manière spectaculaire. La nomination de Védrine viendrait confirmer cela. En revanche et outre l'apparent recours Védrine/Kouchner pour tuer la gauche, il faut reconnaitre à Nicolas Sarkozy cette vision moderne, dynamique et adaptée aux menaces qui se font de plus en plus pressantes. Il ne le sait que trop bien. Si Al-Qaeda n'a pas frappé la France durant les douze ans de la présidence de Jacques Chirac, c'est qu'il y avait des raisons évidentes. Désormais, la donne a changé. Au sein des populations arabes du moyen-orient, Chirac était l'ami sur lequel on pouvait compter pour aller plaider la cause à la tribune d'une organisation internationale ou à la table d'un G8. Son anti-américanisme viscéral était acclamé, adulé et sanctifié. Aucune raison au fond pour Al-Qaeda de frapper le royaume d'un souverain ami...du moins aux yeux des populations. L'histoire du voile est presque oubliée.
Désormais, on a la preuve que le nouveau numéro un est un croisé. Regardez son arbre généalogique, son voyage aux Etats-Unis, son arrogante modernité. Le rais égyptien le sait. Le départ de Chirac sonne le glas de la paix social dans cette région du monde. Le Président français étant perçu par beaucoup comme le super ministre des affaires étrangères de la Ligue Arabe...Jacques Chirac: une matière qui, à l'instar de l'or noir, était une énième garantie spécieuse de paix sociale négociée avec les oligarques du coin. La page est tournée. Les nouveaux califes embourgeoisés du Golf n'ont plus que le pétrole et leurs yeux pour pleurer. "Chirac is gone...for ever in our hearts..." pourrait-on peut-être entendre du Caire à Ramallah.
C'est dans cette occurrence remarquable et à travers cette réforme tellurique de l'appareil diplomatique que la situation échappe totalement à François Hollande et à ces camarades socialistes qui montrent encore une fois, si besoin était, qu'ils ne saisiront jamais l'ampleur du défi qui s'impose à nous. Et C'est par le biais de déclarations guerrières et de communiqués officiels improvisés dans le chaos le plus total qu'ils brandissent la menace de l'exclusion pour celles et ceux qui seraient prets à trahir le parti...alors qu'ils ont à l'esprit une toute autre menace...Décidément, le premier Secrétaire du Parti Socialiste n'a toujours pas compris qu'avec cette élection, nous étions enfin entrés de plein pied dans le 21ième siècle, celui des grands changements.







Commentaires
1. Le mardi 15 mai 2007 à 20:34, par ocean11
2. Le mercredi 16 mai 2007 à 03:30, par Marie
3. Le mercredi 16 mai 2007 à 08:39, par Julius G.
4. Le mercredi 16 mai 2007 à 11:51, par Major Tom
5. Le mercredi 16 mai 2007 à 21:08, par ocean11
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