Le Captain Cap roule (des pelles) pour Ségolène.
Par Captain Cap |
samedi 14 avril 2007 à 22:12 | Royalitude
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Pour qui allez-vous voter, me demande-t-on. Pour qui allez-vous voter, me serine-t-on. Ces questions incessantes portent atteinte à ma serinité (je sais ce que j'écris!) ainsi qu'à ma sérénité (ah! vous voyez). Situation intolérable.
Bite the bullet, Cap, old chap, il faut prendre une décision. L'avenir de la Civilisation est en jeu!
Mais d'abord, a wee dram of triple distilled Smirnoff pour me donner du courage, car c'est une grande décision, dont dépend, dans l'ordre, l'avenir de l'Univers, celui de la Galaxie, et celui de la France. Na zdarovié! (down the hatch, cul sec, kampai, disent les Barbares) Mmmm... iéchtcho stakan vodkou, pajalousta, car c'est une décision à prendre comme Hérodote (à moins que ça ne soit Thucydide) rapporte les Perses les prendre (le premier qui m'entreprend quand à la grammaticalité de cette phrase reçoit la visite de mes témoins, Messieurs Pantagruel et Gargantua).
On débat, on discute et on décide sobres d'abord, puis, let's break out the booze and have a ball, comme le chantait mon excellente amie Peggy Lee, et on recommence à zéro mais, cette fois, ronds comme des queues de pelle, beurrés comme des Petit Lu, noirs comme des chances pour la France (j'ajoute ça pour faire plaisir à mon ami de trente ans, Monsieur Pierre Perret).
Si la décision bourrée coïncide avec la sobre, c'est bon. Sinon, on recommence. Frank Miller a beau dessiner, et Zack Snyder filmer, on ne saurait nier qu'il n'y avait pas que du mauvais chez les Perses de ces temps-là (à ne pas confondre avec ces temps-ci), ce n'est pas Thucydide (à moins que ça ne soit Hérodote) qui me contredira.
Or donc, après mûres réflexions et une bouteille et demie de triple-distilled Smirnoff, mon consensus est tombé sur Madame Royal comme la pauvreté sur le monde et une volée de moineaux sur du crottin frais (scripsit Louis Pergaud in La guerre des boutons).
Et ce pour deux raisons.
Primo, elle est pas mal roulée, la coquine. A côté d'elle, Marie-Georges et Arlette me feraient prendre mes jambes à mon cou pour me précipiter à la mairie de Monsieur le Maire Mamère, avec le joli petit facteur pendu à mon bras en criant "Mariez-nous, mariez-nous, mariez-nous!" L'ennui, le gros ennui, le très gros ennui, je dirai même plus: le très très gros ennui, c'est qu'il y a un os, comme le disait feu mon excellent frère de loge Monsieur Pierre Dac, avec la moelle en plus: je ne suis pas pédé. Cela complique singulièrement la chose et en redouble la difficulté. Alors pour moi c'est Ségolène. Surtout si elle se chope une extinction de voix chronique.
Deuxio, Monsieur mon Consul Général (car je n'habite plus en Hexagonerie depuis bientôt quatre lurettes, fourrées qui plus est) m'a fait l'honneur et l'avantage de me convier au vote citoyen qui se tiendra dans un faubourg qui porte le nom d'un saint irlandais. Faubourg dont tant belle ymage icy de vos yeux ébaubis pouvetz contempler: Luna Park, St Kilda. Ce sourire épanoui autant que macrodontesque ne vous rappelle-t-il pas celui de notre sauveresse nationale? N'est-ce point là déjà le doigt du Destin qui appelle et interpelle?
Mais ce n'est pas tout!
Monsieur mon Consul Général s'appelle Majesté-Larrouy (je n'invente rien!), Lionel de son petit nom, qui plus est, comme vous savez qui. Alors, invité à voter par un Monsieur Majesté, comment pourrais-je ne pas voter pour une Madame Royal, keupine au gars Lionel par-dessus le marché?
Et voilà comment se forgent les destins des grands pays.






Commentaires
1. Le samedi 14 avril 2007 à 23:10, par Marie
2. Le samedi 14 avril 2007 à 23:47, par Alphonse Allais
3. Le dimanche 15 avril 2007 à 11:37, par DagorDagorath
4. Le mardi 13 novembre 2007 à 10:49, par Major Tom
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