La présence américaine sur cette ile merveilleuse n'est cependant pas nouvelle. FDR, futur président des Etats-Unis, dirigea un comité de juristes chargés de donner l'Etat temporairement envahi par les USA sur ordre de Wilson en 1915. Pour en savoir plus sur cette période qui s'acheva en 1934, je vous recommande la lecture (en anglais) de cet article très instructif

Après le départ des Américains, en 1946, Dumarsais Estimé devient le premier président noir du pays depuis l'invasion US de 1915. Il a contribué l'essort de l'agriculture en initiant de grands travaux d'irrigation dans les campagnes les plus isolées et ravagées jadis par la fièvre jaune, jugulée par l'armée américaine dans les années 20.

C'est ensuite, en 1957, l'arrivée sur la scène politique locale de Papa Doc Duvallier et de son petit rejeton qui succéda son cher papa décédé en 1971. C'est l'heure de l'opulence et de la corruption tout va sur la partie occidentale de l'ile. Les Tonton Macoute, garde rapprochée de la famille Duvallier, forme une police politique et paramilataire implantée, crainte et respectée.

Jean Paul II, en visite sur l'ile en 1983 n'hésite pas réclamer un changement drastique pour le bien des chrétiens, largement majoritaires Haiti. Baby Doc s'effondre en 1986, laissant la voie libre une figure charismatique de l'eglise locale: Bertrand Aristide, lui meme victime d'un coup d'état, qui reviendra quelques années plus tard aux responsabilités avec le "succés" qu'on lui connait.

La situation aujourd'hui n'est pas brillante et le chef d'état, René Préval (qui du s'exiler Brooklyn où il alla meme jusqu' accepter d'etre serveur dans des restaurants haitiens de ce quartier hétéroclite de la grosse pomme), n'a pas l'air d'etre l'homme de la situation. Haiti est en effet le pays le plus pauvre de l'hemysphère nord. 70% des haitiens dépendent du secteur primaire. Les industries sont quasi-inexistantes et les services forcément absents. La tension est tous les jours palpables et la corruption contribue largement aux grandes périodes d'instabilité politique que connait régulièrement le pays.

Il est temps que la France, puisqu'il ne semble pas que l'avenir soit la continuation de notre politique pro-arabe, au cas où Sarkozy parvienne conquérir le Palais de l'Elysée. Et c'est tant mieux. La France a tellement mieux faire, en Amérique, ou dans sa périphérie proche: la Caraibe.

( French presidential hopeful backs Haiti conference: Article de CNN cité ci-dessus)