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vendredi 9 mai 2008

Blitzkrieg verte à Beyrouth-Ouest

Tout semble indiquer que l'on s'achemine vers la fin du premier round d'un combat qui en comptera un nombre indéterminé, et en espérant que cela ne soit pas le dernier car le verdict est sans appel : début de K-O technique en faveur du Hezbollah.

Il n'y a en effet pas photo : les gars de Hariri se sont pris une belle peignée. A l'heure actuelle, les quartiers à enjeu, cad de population mixte sont tombés dans les mains des chiites, soit près de la moitié de la ville (la carte de nos amis de CB est éloquente). L'avantage de frapper le premier, surtout quand l'adversaire est indécis. Il n'y avait pas photo dès le départ vous allez me dire : d'un côté ce qu'il faut bien appeler la meilleure troupe amée du monde arabe, très bien équipée, extrêmement aguerrie, experte en combat urbain, et parfaitement coordonnée. De l'autre des jeunes supporters vite et mal armés, pas ou très peu entrainés, et sans aucune expérience ou presque, avec en plus un encadrement visiblement limité. Les sunnites n'avaient déjà pas de milice communautaire très significative pendant la précédente guerre civile, alors qu'en face les types n'ont jamais cessé de combattre depuis 1975.... et Dieu sait si l'expérience semble compter au Feu.

Pire les leaders de la majorité semblent pour l'heure désemparés, comme assommés par le coup reçu. Assommés mais pas désarçonnés, même si les options se raréfient. Il est assez probable pour commencer qu'ils commencent par élire un président, sans l'aval des 2/3 des députés comme l'opposition l'exige. Créer un nouvel état de fait qui sera d'ailleurs certainement significatif d'escalade. Car rien ne retiendra plus le Hezb et Amal d'attaquer alors les batiments gouvernementaux. Ce qui de facto crera alors une implication de l'armée. Celle-ci ne s'est pas trop mouillée jusque là. Le premier ministre Siniora et son gouvernement ne semblait guère pressés de la voir s'impliquer de peur peut-être de la défaillance des nombreux bataillons à majorité chiite. D'après mes sources côté Forces Libanaises, les unités clés seraient néanmoins loyalistes, ce que ne démontrera pourtant que l'épreuve du feu.

Ensuite, et sauf improbable et catastrophique capitulation anticipée, il faut tabler sur une massification du conflit, soit l'implication à leur tour des chrétiens et des druzes. Si d'aventure les fidèles de Geagea, Gemayel (côté chrétien) et de Joumblatt (côté druzes) ne devait pas soutenir militairement les sunnites d'Hariri, la coalition majoritaire du 14 mars pourrait bien vaciller pour de bon. Ils n'ont pas bougé jusque là dans la mesure où leurs territoires n'étaient pas directement visés et c'était d'ailleurs stratégiquement très bien joué de la part du Hezb. Car si d'aventure les chiites devraient affronter tour à tour chacun de leurs adversaires, ils auraient sans nul doute l'avantage de par le nombre et l'armement. Mais l'implication de ces 2 communautés aurait d'autres impacts car les Forces Libanaises comme les hommes du PSP (socialiste-druze) sont autrement plus coriaces, car elles ont dans leurs rangs nombre de vétérans endurcis. Et des réseaux de soutien. A propos de réseaux, je pense également qu'au vu de sa cuisante défaite, Hariri fils va faire jouer à fond la carte saoudienne, pour puiser des fonds. Mais aussi pour engager des mercenaires, moins tendres que ses "chabeb" (jeunes), arabes ou non. Le Liban pourrait alors redevenir le terrain de prédilection des soldats de fortune. Y compris des mercenaires salafistes pour qui s'ouvrirait alors une alternative crédible au font irakien, qui prend une sale tournure pour eux depuis cet été. Ce qui compliquera évidemment la donne.

J'ai eu mes amis plusieurs fois ces derniers jours et pas plus tard qu'à midi. Ils accusaient le coup, mais c'est des coriaces, ils en ont vu d'autres. Elie par exemple, un frangin pour moi, pas plus vieux que bibi (petite trentaine) et qui avait été kidnappé par les syriens il y a à peine 10 ans. Ou mon pote Dani également dont il m'a donné des nouvelles. Leur camp n'est pas rentré en action. Ils ont vu jusque là leurs alliés dérouiller et pour l'un sa baraque sous le feu. Mais ils savent aussi que ce n'était que le premier round. Aujourd'hui plus que jamais je comprends mieux cet hédonisme déboussolant qui les animaient et les animent encore, quand j'habitais avec eux. Cette certitude que demain le ciel peut te tomber sur la tête, et cette volonté de jouir dès lors sans frein, d'où ce pessimisme joyeux, typiquement oriental, et à mille lieux de notre "festivisme" empaté. Take care guys.

jeudi 8 mai 2008

Coup d'Etat du hezbollah : on y est

2 résumés de la journée d'hier chez L'Orient le jour et chez Chroniques Beyrouthines.

Il fallait peut-être en passer par là pour vider l'abcès. Au moins, il y a de l'irréversible dans les évènements d'hier. Le chaos prend de l'ampleur à chaque heure. Je vais joindre mes contacts et amis là-bas pour prendre la mesure de la situation et vous tenir au courant. Sur les enjeux, je vous renvoie à cet article écrit il y a quelques mois. Comment la situation a-t-elle dégénéré ? Suite au renvoi du responsable de la sécurité de l'aéroport international, un proche du Hezb. Joumblatt avait en effet révélé que des livraisons d'armes de l'Iran s'opéraient directement par l'aéroport et que la route y menant était truffée de caméras permettant au Hezb un contrôle total mais aussi d'y assassiner en toute impunité. Pour l'heure c'est néanmoins l'autre grande milice chiite, Amal qui est en première ligne face aux sunnites du Courant du Futur du fils Hariri. Certains de leurs locaux ont même été attaqués à la roquette hier ! Pour suivre la situation en live, vous pouvez aller voir sur Naharnet

(et moi qui annonçait hier au Major que je devais passer en mode de publication ultra-minimal pour 2 mois du fait d'obligations personnelles et professionnelles...)

mercredi 7 mai 2008

Sexe Equitable et Amour Durable


texte alternatif

60 Years Later


1948-2008

La Belle et La Bouze

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Nous en parlions déjà il y a quelques semaines; c'est désormais quasiment fait!


Gageons qu'ils auront des enfants...Deux pour être précis...Et on les appellera les Deux Bouzes!

Des Majorettes et du Chien Qui en Savait Trop

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Roland Cayrol me confiait hier soir que son institut de sondages avait obtenu des résultats éloquents sur la composition du lectorat de 5YearsLater. A le croire, plus de 2,3% d'entre-vous n'avaient pas arrêté l'école avant l'âge légal et pas moins de 77,8% avaient même poussé le vice jusqu'à faire des études supérieures! Mais l'enseignement principal qui m'occupe en ce matin de Mai 2008 réside moins dans les capacités intellectuelles du petit moustachu qui nous lit du fin-fond de son Loire-et-Cher natal ou de la bimbo péroxidée parcourant mes écrits lascifs sur le balcon d'un hotel doré de Las Vegas, que de la présence féminine visible au sein de notre petite communauté.


Le lectorat féminin représenterait ainsi plus de 57,3% de l'ensemble des lecteurs de ce site plûtot voué à la gaudriole raffinée et décadente qu'au commentaire politique éclairé vu qu'on ne parlera surtout pas de la commémoration de l'évènement qui retient l'attention de toutes les salles de presse, y compris celle du Figaro; journal au sein duquel Jean D'Ormesson doit commencer à sentir terriblement seul (d'ailleurs, Jean, si tu veux nous rejoindre! Tu pourras faire un tour de Marilou! Ca te changera de Laetitia Hallyday!).


Belle de Nuit, Albertine, Zadig, Marie, Blond but Not Domb, Dagor, et Ségolène, vous êtes un peu l'âme de ce blog. Vous êtes ma lumière, mon inspiration mon oxygène... Je vous inhale en permanence lorsque Daniel a laissé Jack dans le déversoir et que Contrexeville me saoule...Vous êtes mes Majorettes! Non Lemmuret, on ne rit pas! Je suis très sérieux! Je pense même organiser une rencontre dans la backroom d'une boîte de nuit très hot afin de parler du dernier film de Michel Houellebecq. On pourrait y convier Laurent Ruquier et Jack Lang qui se ferait un plaisir de nous raconter la manière dont il a séduit sa belle...L'on pourrait même pousser le vice jusqu'à monter un groupe, un vrai et l'on partirait silloner les routes de France à la rencontre des lecteurs masculins qui pourraient jouir de l'érudition de mes petites majorettes sans modération...Un formulaire de pré-inscription sera bientôt disponible...Stay connected...


Ce matin je suis en retard. Oui. J'ai travaillé tard sur mon "computer"...Jusqu'à pas d'heure même Mein Führer! De cette nuit suspicieusement douce pour tout écologiste sondant les oscillations du thermomètre tel un Frédéric Beigbeder pénétrant clairons et trompettes au sein de son antre du Baron, je ne retiendrai pas grand chose, si ce n'est cette étrange sensation génialement décrite par mon idole de toujours, l'écrivain enseignant haut-normand...le grand, l'auguste, l'illustre Philippe Delerme, sans lequel la littérature française serait, c'est une certitude, aussi plate que la poitrine de Mazarine lorsqu'elle n'est pas enceinte...Ce qui est rarement le cas, j'en conviens!


De ma naissance à ma mort, rares auront les moments où j'aurai dormi avec un vêtement. Le pyjama me gratte, le caleçon me serre les bonbons et les chaussettes ne font pas très chouettes! D'où mon habitude de dormir dévêtu.


Mais je digresse et cela n'a pas d'importance. Ce qui compte c'est le fait que j'étais bougrement en retard. Je saute dans le premier bus qui passe devant chez moi en prenant garde de ne pas payer et partant, d'engraisser les caisses de cette entreprise publique victime (encore une!) de l'incompétence de son personnel dirigeant et exécutant. Je vais m'asseoir au milieu de cet appareil qui se meut entre de charmantes bicyclettes sur la cime desquelles se fendent voluptueusement des robes craquelées que l'on irait chercher avec la langue...Mais il est encore tôt! Bien trop tôt pour se laisser aller à ce genre d'activités sévèrement réprimées pas la loi.


A bord du bus, un toutout me fait les yeux doux. Son maître a l'air sacrément dérangé. C'est un hybride de Benjamin Biolay sortant de boîte compètement déchiré à 8h00 du matin sous les soupirails hagards de quelques touristes chinoises égarées sur les Champs et d'Henry Guybet pour le vide intersidéral de son regard. Nous arrivons au premier arrêt de mon long périple qui en compte trois...


Je fixe le toutou qui ne démord de rien, surtout pas de son facheux tic de tirer la langue en me regardant également. C'est alors que le type entame une étrange conversation avec son compagnon:


- Alors Chouchou, t'en penses quoi de Benoit XVI? Dis moi? On en a parlé hier soir pourtant! Tu veux pas me parler!


-Woof...Woof...


-Et Rachida Dati, tu la trouves comment Chouchou? C'est un pute non?


-Woof, woof!


-Qui est à la tête du Ministère de l'Education Nationale Chouchou? Allez, réponds! C'est...C'est...Monsieur Darcos! C'est bien t'auras ton no-nos!



Deuxième arrêt. Un de ces camarades, qui avec la dextérité d'une contortioniste du crique de Pékin, déplie sa langue en la ravalant aussi sec, le rejoint. Il carresse l'animal sans rien dire au maître. Les fous sont heureux. Il ne savent pas qu'ils sont fous et nous prennent sans doute pour des fous...Le bus arrive au troisième et dernier arrêt. Le bus se vide...C'est le terminus. Le chauffeur demande à ces messieurs de bien vouloir descendre et le maître de s'exclamer en regardant son chien avec la tendresse d'un père pour son fils:


-Allez Chouchou, dis moi que Rachida est une petite pute!




mardi 6 mai 2008

Une Mosquée...Un Téléphone! (Et une p'tite Pipe?)



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Un Kapo au Boulot!

Au regard de cette séquence qui commence à prendre toute sa saveur passée la minute et vingt secondes, l'on peut légitimement s'émouvoir de ce qu'aurait pu être un Conseil des Ministres façon Kapo au Royaume des Rigolos!




Vue chez ce Grand Homme

The Saint!

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Know Your Enemy!

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lundi 5 mai 2008

"No Stress" From Justice: La France d'Après...

Human Bomb!


Via No Pasaran.

dimanche 4 mai 2008

Vache folle

La mère de Michel Houellebecq fait donc des siennes et dénonce l'imposture que représenterait son fils. Mais, ce faisant, ne le grandit-elle pas encore ?


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Y'a Aussi le Dernier Zazie dans les Bacs!



free music


in this proud land we grew up strong we were wanted all along I was taught to fight, taught to win I never thought I could fail
no fight left or so it seems I am a man whose dreams have all deserted I've changed my face, I've changed my name but no one wants you when you lose
don't give up 'cos you have friends don't give up you're not beaten yet don't give up I know you can make it good
though I saw it all around never thought I could be affected thought that we'd be the last to go it is so strange the way things turn
drove the night toward my home the place that I was born, on the lakeside as daylight broke, I saw the earth the trees had burned down to the ground don't give up you still have us don't give up we don't need much of anything don't give up 'cause somewhere there's a place where we belong
rest your head you worry too much it's going to be alright when times get rough you can fall back on us don't give up please don't give up
'got to walk out of here I can't take anymore going to stand on that bridge keep my eyes down below whatever may come and whatever may go that river's flowing that river's flowing
moved on to another town tried hard to settle down for every job, so many men so many men no-one needs
don't give up 'cause you have friends don't give up you're not the only one don't give up no reason to be ashamed don't give up you still have us don't give up now we're proud of who you are don't give up you know it's never been easy don't give up 'cause I believe there's the a place there's a place where we belong

Huuuum...Jack!!!

Notre perpétuel Ministre de la (dé)culture ne fait pas que dans les petits garçons...Certains petites filles y ont droit aussi!


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samedi 3 mai 2008

Better Together

vendredi 2 mai 2008

40 years something...

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Je rentre de Paris. J'ai conduit quelques heures puis j'ai bifurqué vers un endroit duquel je pourrai voir la mer. J'ai voulu Mai solitaire, réfléchi mais intensément commémoratif. Mai 68... Ces hordes de salauds ignares prétendant changer le monde comme on change de sous-vêtement un beau matin en contemplant la rosée qui avait recouvert les voitures en bordure du périphérique.


La côte est évidemment prise d'assaut. Les Français sont sans le sous mais sont tous en vacances pour quelques jours, remplissant ainsi les tables indigestes d'anciens révolutionnaires reconvertis dans le port du nœud papillon et du petit foulard Dior très distingué autour du cou. Je dois donc réfléchir vite au moyen de voir la mer, et éventuellement de l'embrasser, sans que je ne sois perçu par les terriens de France comme un extra-terrestre apeuré et affolé par leur remue-ménage vaguement organisé et coordonné par leurs synapses de dépressifs chroniques s'épanchant comme des roseaux sauvages battus par la vent sur le sort réservé aux sans-papiers ou aux critiques du dernier film d'Elsa Zilberstein dans la presse spécialisée de la badauderie niaise quotidienne.


Je retrouve les chemins de mon enfance, non loin du club de voile, au pied des falaises sur la route d'Honfleur, là ou Henri Verneuil avait planté sa caméra pour filmer Gabin et Belmondo refaire le monde à grande rasades de picon-bière. Autres temps...La mer est relativement calme. Je pars à sa rencontre. Sait-elle seulement que je suis porteur d'un message alors que j'ai laissé ma bouteille sur la banquette arrière la voiture afin de ne pas effrayer le passant hagard et naturellement perfide? Sait-elle que je viens de loin, que j'ai parcouru ce long chemin pour lui donner un baiser? La mer, elle, elle a l'air pénard. Il y a bien quelques marins qui profite de ses courants et adopte ses courbes sauvagement animales, mais ces gens là ne font de mal à personne. Ce ne sont plus des hommes. Ce sont des êtres humains qui n'ont jamais ressenti le besoin irascible dont font montre certains: devoir prendre le dernier métro et surtout ne pas oublier d'enfermer le chat dans le cellier pour pas faire peur à mémé.


Il est l'heure. L'heure où la nuit envahit le ciel et où les ombres s'estompent dans la pénombre crépusculaire des volutes iodées de certains villages côtiers.


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23h00. La mer rassasiée de mes tendres baisers se retire doucement. Je rentre en direction de ce qu'ils pensent être la civilisation et me rue dans mon deuxième chez moi pour y déguster quelques crevettes vivantes avec un verre de Sancerre bien frais. Le Sancerre est un vin qui, quand on manque cruellement d'imagination a au moins l'inestimable vertu de satisfaire à tous les palais même aux plus exigeants. J'en reprends donc un deuxième et me dirige de nouveau vers le bord de mer, à quelques hectomètres, en prenant soin de ne pas conduire pour le moment. Les flics sont partout. C'est normal, il est désormais permis de s'amuser mais sans picoler! Moi, je ne m'amuse que très rarement en étant à-jeun. Je veux dire par là qu'il n'y rien de plus chiant qu'une soirée passée en compagnie de végétariens consommateurs invétérés d'eau gazeuse et de légumes biologiques!


texte alternatifJe suis sur les Planches. Je sortirai bien ma bouteille de Gentleman Jack, mais ça ferait désordre...Oui, vous connaissez surement. C'est assez beau l'été quand il n'y a personne. Des amoureux s'y baladent, main dans la main, le verbe discret et le cheveux dans la brise nocturne et coulante. Les gens qui s'aiment ne devraient jamais oublier que l'amour est un pêcher et que la haine est une vertu. Cette piètre assertion aussi péremptoire qu'inutile et superficielle ne vaut bien évidemment que pour l'amour des autres et pas de pour l'amour porté à l'autre! Cela vaut son pesant de distinguo. C'est même ce qui fait de l'amour et de la haine les seuls sentiments encore totalement pures et absolument viables. Les êtres qui peupleront nos contrées demain matin n'auront qu'à méditer ce principe. Aimer à mourir ne vaut rien si l'on n'est pas capable de mourir sans aimer. C'est pour cela que nos amis de Mai 1968 se sont trompés. Ils n'aimaient pas et ne haïssaient point. Ils pataugeaient dans l'à peu-près, dans l'approximatif, dans la confusion des genres sans véritablement être capable de distinguer l'amour collectiviste de l'amour individualiste.


Mai 2008 sera donc l'occasion de leur rappeler quelques vérités. Des vérités qui sont les notres et qui ne leur appartiendront jamais...


Il est minuit passé. Je rentre chez moi, consulte mes mails...Elle pense à moi...et moi à mon petit déjeuner

Fire is Love

J'ai des billets plein les poches. Juste après Mai, vient Juin selon notre calendrier grégorien. Le premier jour de ce moi qui marque l'arrivée de l'été et de la décrépitude des vieux dans leurs petits meublés surchauffés par les rayons cosmiques de notre astre bien aimé est le 1er Juin. C'est un dimanche, un jour où, en Fwance on ne travaille pas, si tant est que quelqu'un travaille réellement dans ce pays. Lemmuret, lors de notre dernière recontre jeudi dernier non loin des abords du périphérique, me confiait que même notre Pwésident bien aimé, celui à qui revient la lourde responsabilité d'appuyer sur le bouton tout en continuant de faire monter son épouse aux rideaux cousus à la main par Tante Yvonne un soir de grand froid polaire où le Général parcourait son bréviaire le gland détendu chaussé de ses charentaises et de son képi, ne travaille que très rarement passé 20h00. Vous me direz qu'après 20h00, la flamme est ailleurs et que l'homme, retranché dans sa chambre à coucher est légitimement "on fire"! L'amour conduit-il à l'oisiveté comme le train à une gare ferroviaire? Sans doute, mais cela devra être développé dans un autre post...

Le 1er juin, je me rends à la porte d'Auteuil. Ce sera pour moi l'unique occasion de supplier Bébel et son chien de m'accorder une trace de leur passage terrestre en leur demandant un autographe. J'aurai aimé revoir la petite argentine au jeu de jambes acrobatiques et qui se laissait aller à d'autres acrobaties dans le vestiaire, une fois sa raquette versée au fond de son placard...Autre temps...Autre moeurs...Mai 68 était encore dans l'air. Désormais, ce glorieux mouvement dont la Fwance a su tirer le meilleur tout en laissant le pire à la déchèterie des idées politiques périmées, n'a plus la même résonance, même dans allées du stade de tennis du 16ème arrondissement. Quoique...Quand on voit le nombre affolant de prolétaire bercé à la Tourtelle regarder un match de Fabrice Santoro et s'exlamer que ce mec est un génie, et qu'il a loupé sa carrière et que sa femme est une déesse romaine et qu'il a pas eu de chances de ne jamais être dans le top 10 etc...On se demande vraiment si l'esprit 68 n'est pas toujours présent quelque part, tapi dans les travées du stade.

Après le 1er juin, vient le 9 juin. C'est un mardi si je ne m'abuse. Là, je mettrai le cap vers l'Est parisien. Un endroit où je ne vais jamais. J'ai horreur de me mélanger. Déjà, imaginez-vous que passer de l'autre coté de la Place de Clichy suscite en moi un sentiment peu enviable...Alors pensez à Bercy, ou pire au Parc de la Vilette...Non vraiment, je ne sais pas si j'irai écouter Radiohead si loin de ma citadelle...Si loin de l'Ouest sauvage et préservé.

Le 9 à peine couché, arrivera le 14. Ce sera un garçon! Non! Un samedi pardon! C'est l'Olympia qui nous attendra. Coquatrix , le papa d'Hystérix, serait sans doute tombé dans la chopine et dans une excès de consommation d'antidépresseurs s'il avait vu son antre faire salle comble pour accueillir les ignobles Cali et toute sa clique de joyeux comiques troupiers brassant des idéaux comme on fermente du Livarot! Heureusement pour lui, il est encore, bien qu'en garnison décimée, quelques artistes, des vrais. Pas des intermittents pleurnichards qui implorent l'Etat et ses contribuables de venir à leur secours lorsque leur production est aussi sèche qu'un champ de colza après une canicule. Ce sera l'occasion d'une Fantaisie Militaire...Une de plus...

Le dernier jour de Juin tombe un vendredi. Ce sera le 27. Je retrouverai la pelouse du Parc des Princes qui, dans les années 90 a été entièrement fumée par Antoine Kambouaré. Je vous assure! Il suffit de l'écouter parler Ce mec là n'est pas comme nous! Il est resté dépendant et son sevrage n'est pas chose aisé! Il voit du racisme partout,surtout quand il n'y en a pas! Tapez dans la baballe les gars et laissez faire les pros!

Le 27, après avoir écouté et vibré aux son des guitares saturées du E Street Band et s'être laissé transporté par la voix incomparable du Boss, l'année s'achèvera sans doute. Juillet ne sera pas. J'en ai décidé ainsi. L'été sera court, mais intense. Il n'y aura guère plus d'automne. Les amoureux transis devant la beauté extatiques des feuilles qui tombent n'auront qu'à se rabattre sur des programmes télés que je sais de qualité! Les afficionados des sports d'hiver, ces rois de la glisse consommateurs d'alcool de prune dans les refuges d'altitude pourront se joindre au cortège d'allocataires en colère et de sans papiers sur le point d'être régularisés. La neige ne tombera pas non plus!

Mais je vais m'arrêter là...Nous attendrons la nouvelle année qui en 2009, c'est à noter sur l'agenda que votre banque vous a gentiment offert en contre-partie des frais multiples qui poussent ceux qui y travaillent à bénéficier d'un treizième mois, commencera au moi de Mai, non loin de Paris...

J'ai des billets plein les poches et ce, quelle que soit la saison...

Heart Beats!

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Mon nouvel ami Blueberry, dans son dernier billet, estime que "croire que l’ambition de mener à quelque chose est dramatiquement funeste".


Je lui réponds qu'il a entièrement raison et lui de me pousser à préciser si ce raisonnement vaut également popur les rapports amoureux. Voici donc ce que je pense de cette question on ne peut plus sérieuse à laquelle je vais tenter de répondre en cette nuit du 2 mai 2008:


J’ai peine à y croire mon cher Blue pour être tout à fait honnête avec vous mais surtout avec moi même. L’amour serait-elle la seule issue. Je ne parle pas de ce sentiment vaguement chrétien et repris en cœur par la majorité de nos concitoyens attardés qui pour se faire aimer n’ont rien trouvé de mieux que de répandre leur vision du Bien à la surface de la planète France! Je veux faire référence à l’amour intime, à l’amour personnel. Je pense que l’Homme et la Femme devrait retourner dans le jardin d’Eden. Ils y retrouveraient alors toute leur place, leur intégrité et leur capacité à raisonner et à envisager demain sans se préoccuper de savoir si la Gauche ou Sarkozy sauront résoudre ce qu’ils perçoivent être la source intarissable de leurs fabuleux ennuis. Le pays est traumatisé. Il se meut doucement comme une vieille dame fatiguée. Seuls celles et ceux qui croient encore en l’amour éternel se foutent du sort réservée à cette folle dingo qu’est devenue la France et que quelqu’un devrait pousser subrepticement dans l’escalier sans férir… Je pense sérieusement à me consacrer à l’amour et laisser tomber le commentaire politico-politicien, faire mon Alain Duhamel intelligent pour la faire courte. Car j’ai remarqué depuis longtemps l’étrange frontière qui nous sépare de la gente féminine et que les homosexuels, aveugles et sourds pour la plupart, n’ont pas la capacité de distinguer. Peut-être faudrait-il un nouveau blog. Un blog où l’on parlerait d’anomie mais aussi d’amour. Cela est-il incompatible. Nous serions alors surement appelés à exercer une emprise intellectuelle vivace et crue sur les personnes qui nous liraient. Ce qui, et je m’en réjouis, nous permettrait surement de moins fréquenter les estaminets au demeurant sympathique de la région capitale francilienne pour recevoir nos disciples à domicile. Nous pourrions ainsi vendre nos semences au prix fort, suscitant partant une véritable spéculation boursière sur la valeur intrinsèque de nos gamètes virils et réactionnaires. Nous élèverons des crèches destinées à accueillir nos progénitures qui auront été portées avec soin par toutes les femmes qui contribuent à faire vivre votre petite mort. Nous deviendrions de nouveaux démiurges instrumentalisant la reproduction à des fins purement despotique, dans le souci de nos membres et dans le respect de la tradition aristocratique. Imaginez qu’une telle entreprise prenne corps. Que feriez vous donc à ce moment mon cher Blue? Perdriez-vous votre temps de la même manière que le commun des mortels en élisant résidence chez les Bidoliens alors que vous avez, à portée de main, l’occasion unique de vous lancer dans un concept révolutionnaire? Réfléchissez Blue. Regardez les fleurs. Ce sont des armées d’amour, des sentinelles de l’oubli qui guident notre jeunesse dans les pas de celle qui l'a précédée.

Political Nervous Breakdown



Je suis préoccupée. Oui. cela peut m'arriver à moi aussi et ce malgré mon intelligence, mon savoir et ma sensibilité bien plus élevés que les vôtres! Ne soyez pas étonnés. je vous en conjure! Je ne connais pas un seul blogueur à l'infinitésimal égo. C'est vrai. Prenez Blueberry par exemple! Il ne se prend pas pour n'importe qui! Et c'est qu'il a raison de surcroît ce bougre!


Je suis préoccupé par ce joli mois de Mai. Soyez rassuré, cela n'est pas du aux gesticulations volubiles et aux réformes biscornues de notre bien aimé Pwésident! Non. Je crois que c'est tout simplement l'arrivée du printemps qui me met le cœur en berne. Je redeviens adolescent. Les plaques acnéiques dont avaient pu bénéficier certains de mes amis au collège me manqueraient presque. De même, ces couvertures hirsutes dont la fausse laine rêche venait vous piquer les fesses après avoir fait l'amour non loin de vos 18 ans dans votre premier champ...Je suis un homme! Un vrai! C'est peut-être cela qui les effraie! Je n'ai pas honte de lui dire qu'elle peut travailler mais pas trop. Ou bien encore de lui demander si sa maman lui a enseigné le point de croix...Il y a des choses qui comptent dans la vie!


Je suis perturbé parce que j'ai eu à encaisser quelques chocs émotionnels qui auraient eu raison du plus performant des défibrillateurs automatisés implantés dans le corps d'un homme que nous qualifierons de quelconque...Il y eût bien entendu cette semaine passée à New York, et plus précisément entre 4 murs...Dans un autre quartier...je suis d'une autre solitude...Je suis prêt à vous fabriquer les moules etc...Ouais mais...La solitude...


Je suis préoccupée parce que je rencontre de plus en souvent des personnes, jeunes ou moins jeunes qui ne connaissent pas Léo...Enfin si, mais qui pensent que quand je parle de Léo, je fais référence au jeune acteur Hollywoodien...


Je suis préoccupé par la face du monde. Mais je n'en plus rien foutre. Je me suis toujours désintéressé des choses en ne perdant jamais l'habitude que j'avais faite mienne depuis ma plus tendre enfance de les observer avec un certain recul tout en n'omettant pas de privilégier mon bien-être personnel à celui de mes congénaires. C'est vrai quoi bon sang! Ouvrez les yeux et regardez autour de vous! Notre monde, celui dans lequel nos destins se croisent, s'ignorent, s'enchevêtrent quand l'osmose opère, n'est pas très coquet. C'est un doux euphémisme que d'affirmer cela...Car nous sommes entourés de cuistres, de rustres et même de prolétaires qui viennent vous importuner au coin du zinc (alors que vous ne leur aviez rien demandés!) en vous éructant à la gueule une mélopée mystérieuse empli d'un sabir qui ne fera que s'affermir les années et les gamagétés aidant...


Je suis préoccupé de la santé mental de Michel Houellebecq envers lequel, sa propre mère, cette vache folle sortie de sa niche crasse débordante d'un limon aussi répugnant que sa tronche de vache folle post-soixante-huitarde, a eu des propos digne d'une pute que l'on aurait mal baisée et à qui, de fait d'une délicatesse raffinée et du respect pour des valeurs que l'on croit supérieures, n'aurait même pas été payée!


Oui je suis préoccupé par le chômage qui continue de baisser et qui risque un jour de disparaître pour laisser place à une cohorte d'association de droits de défense pour le chômage!


Je suis préoccupée par la fin de carrière de la bête qui, cela ne fait plus aucun doute, est en train de saborder la Paquebot afin que personne ne touche à l'héritage. Ses récentes déclarations me laissent de marbre. Il ne faut après tout, pour les vieux séniles grabataires, aucune sorte de commisération. Juste les oublier, comme lors de la canicule. SO-LI-DA-RI-TE!!! Oui mais seulement avec les PD!


Je suis préoccupée par le dollar qui continue de baisser et par l'Euro qui continue de grimper tel un coureur cycliste chargé à bloc avant d'entamer l'ascension des 21 virages de l'Alpes d'Huez. Le résultat pour le coureur comme pour l'Euro est connu de tous! Radiation ad vitam aeternam!


Je suis préoccupée par le dimanche 11 mai que s'apprêtent à passer pas mal de Français et de Françaises. Michel Drucker, qui, rendez-vous compte, commentez déjà l'avancée des troupes de Pétain en 1917 à Verdun, assis sur son fidèle toutou reçoit notre facteur bien aimé. Ce gros enculé qui n'est même pas capable d'acheminer une vulgaire carte postale de Roissy au 6ème arrondissement et qui récolte les timbres tellement Marianne lui paraît belle et désirable! Car, il n'y a pas qu'à la télévision qu'on adule cette foutue République!


Je suis préoccupée parce qu'il m'est devenu difficile de ne pas imaginer vivre sans elle maintenant, demain, dans un an, dans dix ans et pourquoi pas dans trente ou dans quarante ans...Une vieille dame qui fût un jour danseuse au ballet de Buenos Aires durant la "grande époque" et qui est certainement du côté de l'autre rive désormais, m'avait un jour glissé à l'oreille, alors que je sirotais tranquillement une bouteille de vin local au café Tortoni qu'elle avait été très amoureuse jusqu'à ce que l'amour la sépare de celle qui aura le plsu compté au cours de vie longue de presque cent ans. Je l'écoutais attentivement. Les vieux racontent toujours beaucoup de choses sensées après qu'on les aient faits boire un petit verre de nectar! Je lui pose des questions, de manière directe et franche. Elle se souvient de sa première rencontre et de cette situation inexplicable qui vous glace le sang et qui vous paralyse les sens. Elle me compte cette vision unique, ce sentiment singulier qui vous envahit lorsque vous êtes convaincu d' avoir trouvé la seule et unique personne avec laquelle vous aimeriez vous endormir pour vous reposer d'une difficile journée ou pour laisser derrière vous une vie tumultueuse et pas toujours raisonnable et emporter ses souvenirs impérissables au fin-fond de votre dernière demeure...Il paraît qu'on le sait immédiatement. Quand elle me parle de ça, j'ai parce que, naturellement, après une bouteille, et l'envie d'en recommander une deuxième, je me dis que la vieille est quand même légèrement dérangée du cortex! Mais il faut écouter les vieux! Surtout les femmes! Laissons de côté les hommes qui ne meritent pas de vivre vieux de toute façon...Alors quel que soit le temps qu'il me reste à vivre...Une semaine, un mois, un an, cinq ans, dix ans, vingt, trente ans, je voudrai pouvoir fermer les yeux une dernière fois en me disant que ma vie fût belle et que je ne m'étais pas trompée. Mais je suis toujours très préoccupé...



jeudi 1 mai 2008

Armé d'Amour


Un jour, un jour, c'est sûr Reviendra le jour pur L'immense jour d'avant le Temps Le couple moribond Se lèvera d'un bond Armé d'amour jusqu'aux dents
Mon bras c'est ton collier et tes doigts sont mes bagues Tu es ma parure, je suis ton joyau Mes orteils de soleil marchent sur tes vagues Tu es ma pâture jusqu'au fond du boyau Tu m'éclates de paix, je t'éclaire de rires En dansant devant toi la nuit de Walpurgis Puis je bois dans ton cou comme font les vampires Mélangeant savamment nos vices à nos lis
Un jour, un jour, c'est sûr Reviendra le jour pur L'immense jour d'avant le Temps Alors la femme et l'homme Retrouveront la pomme Sans la morsure dedans
Je me courbe vers toi ma tremblante statue Le miel de mille ciels ruisselle de tes cils Qu'une ombre te traverse aussitôt je la tue Que mon chant soit bloqué tu en dénoues le fil Calmement tu t'endors quand je pars pour mes guerres Le casque de mon front pour tout arsenal Je pars saigner de l'eau sous le feu des mystères Une étoile de mer me fera général
Un jour, un jour, c'est sûr Reviendra le jour pur L'immense jour d'avant le Temps Et l'on verra l'enfant Que plus rien ne défend Être bercé par Satan
Cet enfant surgira d'un silence de perle De nos vies échangées dans un éclair d'azur Et le noir aujourd'hui et l'effroi qui déferlent S'enfuiront à jamais poursuivis par les murs Les murs d'une maison qui se nomme le monde Ouverte à tous les vents fredonnant des oiseaux Il renaîtra de nous, ma brune à l'âme blonde Et la mort plus jamais ne fera de vieux os
Un jour, un jour, c'est sûr Reviendra le jour pur L'immense jour d'avant le Temps, Le couple moribond Se lèvera d'un bond Armé d'amour jusqu'aux dents.


Claude Nougaro, Poète...
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